1.2.1. La période d'essais préliminaire 1.2.2. La période d'essais sur les presses avec des timbres d'usage courant
1.2.4. La période préliminaire de test - 1970 1.2.5. La généralisation des barres phosphorescentes 1.2.6. Les barres phosphorescentes dans les DOM-TOM
1.2.7. Les barres phosphorescentes et les émissions de la Poste depuis 2001
Partie I Annexe XIIv. Valorisations Essais phosphorescents


PARTIE I - LES BARRES PHOSPHORESCENTES

1.2. Historique des barres phosphorescentes

1.2.3. Les autres essais et les normalisations des envois


1.2.3.1. Essais d'impression des barres sur des enveloppes

Les enveloppes administratives avec un carré noir à la place du timbre détectées par contraste optique n'apportent pas un résultat performant.


Parallèlement aux recherches et essais sur les vignettes, des essais d'impression de barres sur des enveloppes ont donc été mis en place.
Le nitomètre vérifie le niveau de lecture des barres qui doit être au minimum de 40 nits quelle que soit la couleur du support utilisé.

1.2.3.1.1 Essais sur des enveloppes de papiers divers

Des essais ont été réalisés pour la fabrication d'enveloppes avec des barres imprimées en typographie.
Trois supports papiers différents ont été utilisés avec impression de une, deux et trois barres.

1.2.3.1.1.1. Différentes enveloppes utilisées


(Type I de couleur blanche de format 198 mm x 120 mm)


(Type II de couleur ocre de format 170 mm x 130 mm)


(Type III de couleur jaune de format 145 mm x 112 mm)


1.2.3.1.1.2. Différents types d'impression

- Encre de type after-glow sous lampe U.V.


(Essai avec une barre phosphorescente)



(Essai avec deux barres phosphorescentes)


(Essai avec trois barres phosphorescentes)

- Encre fluorescente orange sous lampe U.V.

Un essai a été effectué avec une encre fluorescente orange sous lampe U.V. sur une enveloppe de type II.



1.2.3.1.2. Essais sur des enveloppes des Centres de Chèques Postaux (C.C.P.) à partir de 1960

A partir de 1960 et le développement des centres C.C.P. le courrier à traiter devient de plus en plus important.
Les enveloppes distribuées au public pour l'envoi des chèques confectionnées par des entreprises sous-traitantes sont de couleur gris-bleue, couleur qui absorbe beaucoup l'intensité lumineuse des barres.

Comme pour l'impression des barres sur les timbres une spécification technique est élaborée pour les enveloppes C.C.P. de type CH 20.
La Spécification Technique 242 de janvier 1973 précise que:
- le marquage doit comporter 3 barres
- le spectre de ré-émission doit avoir un maximum placé entre 510 et 550 nm
- les mesures sur une zone de 1 mm de diamètre ne doivent pas être inférieure à une moyenne de 40 nits
- les bords doivent être nets et les bavures éventuelles ne doivent pas dépasser 0.5 mm
- les enveloppes ne doivent pas comporter d'azurant optique
- les marques doivent être peu visibles en lumière naturelle et observable sous U.V avec un aplat homogène
- le temps d'excitation maximum doit être obtenu en moins de 500 millisecondes et le temps de décharge supérieur à 50% 60 millisecondes après la fin de l'excitation stabilisée.

Les premières enveloppes d'essais de concentration des encres sont horodatées les 21, 22 et 23 Avril 1965.


(Sous lampe U.V)


(Agrandissement de l'horodatage imprimé sur le bord droit du recto de l'enveloppe)


Jusqu'en 1976 des essais sont effectués au fur et à mesure des contrats signés avec les fournisseurs et des mises en services des centres C.C.P.
La mesure au nitomère est mentionnée sur quelques enveloppes extraites des lots fournis par les imprimeurs pour acceptation.


(Enveloppe avec annotation du contrôle de fabrication à la lumière naturelle)


(Enveloppe avec annotation du contrôle de fabrication sous lampe U.V.)


1.2.3.1.3. Essais sur des enveloppes des Centres de Chèques Postaux (C.C.P.) à partir de 1977

A partir de 1977, les enveloppes C.C.P. sont imprimées avec 2 barres phosphorescentes de 2 mm de large. Elles remplaceront progressivement les enveloppes imprimées avec 3 barres.


(Enveloppe non confectionnée et non imprimée sous lampe U.V.)


1.2.3.2. Essais d'indexation du courrier

L'indexation est un codage informatique qui permet de trier les plis. L’encre utilisée est fluorescente.

1.2.3.2.1. Essai sur une machine de guichet de 1959

Le premier essai d'impression d'une empreinte avec un ruban jaune fluo de 13 mm est effectué sur un prototype de machine de guichet SECAP de type NP au C.N.E.T. le 28.10.59.


(Empreinte SECAP de type NP de Paris XIV Avenue du Général Leclerc sous lampe U.V.)

A noter l'impression incomplète du fait du montage d'un ruban trop petit.


1.2.3.2.2. Essais d'indexation avec le programme n°1 des années 1962-63 de Seine-et-Oise

Les premiers essais d’indexation datent de 1962-63 (Seine-et-Oise). Ils sont imprimés avec des rubans de 110 mm de large jaune fluo. Ces essais sont développés dans la partie 6.3.2.2.1. (Code expérimental du C.N.E.T.)


1.2.2.2.3. Essais d'indexation avec des codes verticaux et horizontaux

Plusieurs codes verticaux de couleur jaune fluorescent ont été mis en service (Austerlitz 1 SL, Austerlitz 1, Austerlitz 2, P.L.M., Arcueil 1 et Arcueil 2). Ces codes sont détaillés dans la partie 6.3.2.2.2. (Codes verticaux)

La Spécification Technique 139 de Mars 1968 précise les modalités techniques des rubans R 0234 de couleur jaune fluorescent:
- La quantité de fils de trame (duitage) sur soie naturelle doit être de 66 fils par cm et le ruban de dimension 57 m x 35 mm.
- La densité de l'encre 1147 FM doit être de 0.9 g/m
- Les empreintes obtenues par pression doivent être d'une intensité uniforme, sans frange, peu visibles et observables sous U.V et ne pas dépasser 0.5 mm.
- Le rapport signal/bruit doit être supérieur à 3.
- Le spectre de la fluorescence obtenu après une excitation de longueur d'onde centrée autour de 436 nm doit avoir un maximum d'efficacité à 525 nm.

Cette Spécification Technique a été modifiée en Décembre 1968 suite à des tests concluant sur des rubans rouge et orange en polypropylène.
La couleur orange est finalement retenue et un nouveau ruban plus résistant est accepté pouvant recevoir 50 frappes au même emplacement avec un spectre de réponse autour de 610 nm contrairement au ruban en polypropylène qui ne pouvait en recevoir qu'un seul au même endroit.

Les premières indexations sont frappées avec des marteaux métalliques recouverts de feutre pour ne pas détériorer trop rapidement les rubans.

Les codes d'indexation numérique à 20 tirets verticaux utilisés désormais dans les Centres de Tris imprimés par jet d'encre ont été également testés.

- Essai d'indexation au centre d'Antony par un Lecteur Indexeur Pré-trieur d'Adresse Postale (L.I.A.P.) H.B.S. (de fabrication Bertin) avec une encre de type B

- Essai d'indexation par lecture du code postal au travers d'une fenêtre en papier cristal transparent (essai du premier trimestre 1973)

- Essai d'indexation par un Lecteur Indexeur d'Adresse Postale (L.I.A.P.) R.E.I. avec une encre R


(Multiples indexations du code d'adresse et du code de distribution)

- Essai d'indexation par un Lecteur Indexeur d'Adresse Postale (L.I.A.P.) R.E.I.

- Essai d'indexation par un Poste d'Indexation Automatique (P.I.A.)


(Recto de l'enveloppe d'essai d'indexation)


(Verso de l'enveloppe d'essai d'indexation)

- Essai d'indexation sur une enveloppe CH.66 EL



1.2.2.2.4. Autres essais d'indexation

De nombreux autres essais ont été effectués comme par exemple les essais de marquage de chiffres et signes chez l'imprimeur BERTIN imprimés avec des encres fluorescentes. Les couleurs testées ont été le jaune, le rose foncé, l'orange et le violet-rose.


(Sous lampe U.V.)


(Détail à la lumière naturelle)


1.2.3.3. Outils de vérification de l'impression

Pour mesurer en laboratoire l'impression des barres phosphorescentes, le nitomètre est utilisé.
Cet appareil de mesure ne pouvant pas être utilisé à la sortie des presses, des témoins étalons ont été réalisés pour effectuer une comparaison visuelle.

1.2.3.3.1. Outils de vérification de l'impression des barres sur les enveloppes

1.2.3.3.1.1. Outils de vérification de l'impression des barres sur les enveloppes sur supports papiers

Les témoins étalons sont constitués de 12 supports papiers de 12 couleurs différentes de 210 mm x 130 mm.
Le type de papier est généralement mentionné en bas à gauche de chaque support.

Les supports sont déclinés en 3 modèles de 2 rangées de 30 barres:

- modèle "nature"

- modèle "rouge" avec des dégradés

- modèle "vert" avec des dégradés


1.2.3.3.1.1. Outils de vérification de l'impression des barres sur les enveloppes sur enveloppes C.C.P.

Les enveloppes C.C.P. sont également déclinées en 3 modèles de 2 rangées de 30 barres:

- modèle "nature"


(Sous lampe U.V)

- modèle "rouge" avec des dégradés


(Sous lampe U.V)

- modèle "vert" avec des dégradés


(Sous lampe U.V)


1.2.3.3.1. Outils de vérification de l'impression des barres d'indexation

1.2.3.3.1.1. Cartes CIRCE ES 20

Comme pour les impressions des barres sur les enveloppes, des témoins étalons ont été réalisés pour les barres d'indexation.
En effet lors des mises en service des redresseuses indexeuses des adresses et des opérations de maintenance les vérificateurs utilisent des témoins étalons CIRCE ES 20 (Carte Indexée de Réglage, Contrôle et Etalonnage - Etalon Secondaire - 20 correspond à la concentration du produit) pour comparer la qualité de l'impression des barres imprimées sur les lettres de test.

Les marques sont dégressives en taille et en intensité. Seuls les 20 premiers tirets permettent de régler la sensibilité des lecteurs.

Il existe 5 modèles selon la nature et la couleur des différents papiers de 140 mm x 90 mm.


(Support cartonné de couleur rose)

1.2.3.3.1.2. Cartes CIRCE ES 30 avec grille de test

Les cartes CIRCE ES 20 avaient l'inconvénient de se détériorer avec le temps.
Pour remédier à cette perte de qualité un nouveau procédé a été créé qui consiste en:
- un support imprimé avec une encre "rouge feu" de 140 mm x 90 mm


(Support cartonné)


(Support papier)

- un film noir de laissant apparaître que les tirets d'indexation et la couleur du support de 140 mm x 45 mm

La superposition des 2 supports permet de vérifier l'impression des barres d'indexation.


1.2.3.4. Normalisation des envois

1.2.3.4.1. Normalisation de la taille des enveloppes de moins de 20g

La mise en place des redresseuses va obliger La Poste à imposer le 01.07.73 un format minimum des envois postaux de moins de 20g.

Les dimensions sont (avec une tolérance de 2 mm):
- minimum : 90 mm x 140 mm
- maximum : 120 mm x 234 mm
- longueur supérieure ou égale à la largeur x 1.4
- épaisseur maximale : 5 mm

La recommandation officielle pour le recto des enveloppes closes, uniformément plates de moins de 20g est la suivante :

Les lettres dont les dimensions sont inférieures à 90 mm x 140 mm sont refusées et sont dirigées systématiquement au Centre de Recherches de Libourne.
Elles sont expédiées exceptionnellement après avoir reçu une oblitération spéciale rouge.

Lettre de Cannes (Alpes-Maritimes) du 01.1.74 à destination de Mettray (Indre et Loire) de 75 mm x 100 mm expédiée à Libourne le 04.01.74 et réexpédiée le 04.02.74 du Centre de Recherches de Libourne


(Recto avec cachets rouge du Centre de Recherches de Libourne et "Retour à l'envoyeur") (Verso avec cachet "Dimensions minimales non respectées")


1.2.3.4.2. Normalisation du codage des adresses (Code Postal)

Le codage à 5 chiffres suite à la généralisation du Code Postal est applicable en France depuis le 23.05.72

La dernière ligne de l'adresse dite ligne d'acheminement ne doit comporter que le numéro de Code Postal précédant d'un espace le nom du bureau distributeur en excluant tout signe de ponctuation tel que : - / ( ) ... et les soulignés.

ex:

Phil@Poste
1 rue du timbre sans barre phosphorescente
BP 106 BOULAZAC
24051 PERIGUEUX CEDEX 09


Toute cette partie sur l'historique des barres phosphorescentes est issue des études de J. RENARD publiées dans « Les essais de marquages des encres fluorescentes et phosphorescentes ».
Toutes les pièces présentées sont possédées à l'exception de celles mentionnées comme étant copiées de l'ouvrage de J. RENARD.
Les données ont été reprises de l'étude de J. RENARD avec son accord.


1.2.1. La période d'essais préliminaire 1.2.2. La période d'essais sur les presses avec des timbres d'usage courant
1.2.4. La période préliminaire de test - 1970 1.2.5. La généralisation des barres phosphorescentes 1.2.6. Les barres phosphorescentes dans les DOM-TOM
1.2.7. Les barres phosphorescentes et les émissions de la Poste depuis 2001
Partie I Annexe XIIv. Valorisations Essais phosphorescents