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Liens logiques

(J.Mirabaud)
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Ñ tous les mots suivis de * sont dans le mini lexique.

Ñ Le but à atteindre est de comprendre la nécessité de créer des liens entre les données brutes pour les organiser en fonction de leurs rapports logiques*. Cette découverte des liens logiques* entre les éléments* d'un cours permet de le comprendre, de créer une fiche-bilan de ce cours. La création de liens logiques assure la compréhension donc la mémorisation des nouvelles notions.
C'est la même technique qui permet de réaliser un résumé de texte.
Ces liens logiques sont instinctivement formés quand on acquière la compréhension du cours, mais les rechercher consciemment crée un net gain de temps ; de plus leur utilisation ultérieure est plus performante puisque leur évocation se fait avec concentration.
La compréhension du plan suivi par le professeur permet de voir quel est le lien avec le chapitre précédent, quel exemple va dans quel paragraphe, pourquoi une question est posée et quelle information peut y répondre.
Pour vous rendre compte de votre degré d'efficacité, faites le test d’efficacité en cours :
Ñ Les liens logiques permettent d'exprimer principalement 4 relations :
Classer en :
développer :
opposer :
Lier à :
précisant l’ordre
mettant en parallèle
Introduire ou conclure
surenchérir ou atténuer
pour contredire
pour rectifier
la cause
la conséquence
Ces liens logiques permettant de mettre en relation 2 éléments* sont utilisés sous forme de symboles de façon très stricte en mathématiques. Si vous ne savez pas précisément comment les utiliser alors consultez "notions de logique mathématique".
Exemple: le lien logique cause/conséquence. Il est facile à concevoir pour un auditif qui travaille spontanément dans une progression temporelle et n'a donc aucun problème pour situer ce qui est avant et ce qui en est influencé car venant après. C'est beaucoup plus difficile à imaginer pour un visuel qui prévilégie les liens simultannés dans un référenciel spacial, aussi est-il important de construire ce lien logique en passant par une phase visuelle.
Le diagramme en arêtes de poisson d'Ishikawa (du nom de son créateur japonais), se compose de plusieurs flèches. Une grande flèche horizontale, servant de "colonne vertébrale" indique l'effet ou conséquence attendue, modifié par les causes qui se succèdent au fur et à mesure de la construction de cet effet.
La définition des familles de causes peut être adaptée à l'effet étudié, tout en rentrant généralement dans les 5 catégories M :
- Matériel (locaux, équipements pédagogiques lourds)
- Main d'œuvre (profs, élèves, intervenants extérieurs)
- Méthodes (problématique, protocole, théorème)
- Matières consommables (matières premières, le papier...)
- Milieu (ambiance de travail, efficacité du groupe...)


ÑPour repérer les liens logiques présents dans votre prise de notes du cours, vous pouvez dans un premier temps souligner les mots de liaison entre les idées principales. Vous pouvez alors identifier les liens logiques correspondants.
Si cela ne suffit pas à éclairer la progression de ce cours, demandez-vous : quel est le sujet* de ce cours ?
Quel est le rapport avec le dernier cours ?
A quoi cette introduction va nous mener ?
Quand, comment, pourquoi ce phénomène se déroule-t-il ainsi ?

ÑAgissez au lieu de subir passivement. N’hésitez pas à interroger le professeur au prochain cours.
Prenez le temps de lire les pages correspondantes de votre manuel et de les comparer avec vos notes le soir même ou le lendemain au plus tard (cLe respect d'un faible délai est nécessaire pour accélérer la mémorisation).
Vous pourrez alors enchaîner les idées qui ne paraissent plus parachutées car elles sont comprises, mémorisées, prêtes à resservir pour le prochain cours ou contrôle.
Le cours est ainsi intégré dans un ensemble plus vaste de connaissances : le début et la fin du chapitre, le reste du programme de l'année, les points correspondants dans les matières voisines, complètent et éclairent la notion étudiée.