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Ñ tous les mots suivis de * sont dans le mini lexique.
Ñ Cet exercice est souvent proposé dans les concours car c'est une épreuve complète qui permet de vérifier :
-la compréhension d'un texte,
-la capacité d'en retenir l'essentiel,
-la richesse du vocabulaire du candidat,
-la qualité de son expression écrite.
Le résumé doit être considéré comme la réplique la plus parfaite possible du texte proposé, les détails en moins. Abstenez-vous de tout commentaire sur les idées de l'auteur ; ne donnez pas d'avis personnel sur le sujet développé. Le résumé doit rester un modèle réduit du texte.
Le but à atteindre est de comprendre la nécessité de créer des liens logiques entre les données brutes pour les organiser en fonction de leurs rapports logiques* . Cette technique du résumé de texte présente bien des points communs avec la création d’une fiche-bilan, à partir d'un cours à apprendre.
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ÑPour réussir un résumé il faut respecter des règles impératives :
1) Respecter le nombre de mots imposé : (on tolère parfois
une marge de + ou- 10 %).
Lorsque le nombre de mots n'est pas précisé,on s'en tiendra à la règle généralement
admise du 1/5 du texte.
2) Suivre l'ordre des idées choisi par l'auteur :
Il est interdit de modifier le plan de l'auteur; le résumé est un exercice servile
et non une oeuvre de création. Il doit rendre un compte précis de la pensée
de l'auteur. Cette pensée doit être comprise pour en rendre l’essentiel,
sans copier le style.
3) Respecter le pronom et les temps employés par l'auteur
:
On évitera l'erreur grossière qui consiste à commencer en écrivant : "Dans ce
texte, l'auteur dit que... ". Vous devenez l'auteur et accordez vos adjectifs
au genre de de l'auteur même si vous êtes du sexe opposé.
4) Le sens reste identique mais le vocabulaire est différent
:
C'est bien là une des difficultés majeures de l'exercice. Cet impératif est
celui qui permettra au correcteur de juger de la qualité du vocabulaire et de
l'expression du candidat. On ne peut donc pas se contenter d'un simple découpage
de phrases importantes que l'on juxtaposerait par la suite.
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ÑLes étapes de la création de ce résumé :
Le texte est lu lentement, avec attention, sans idée
préconçue. Il est analysé rigoureusement*, repris paragraphe
par paragraphe. Cependant lire mot à mot est déconseillé
car sortir l’élément* de son contexte lui fait perdre son sens.
Les mots* clés sont soulignés, puis compris à l’aide des
données du texte ou des connaissances. Si nécessaire il faut recourir
au dictionnaire. La place et le rôle des exemples sont repérés,
les différentes parties sont indiquées par les conjonctions, qui
aident à cerner les liens logiques*. Cherchez les mots que vous ne maîtrisez
pas dans le dictionnaire, cet exercice de vocabulaire est bien sûr impossible
le jour de l'examen mais lors d'un entraînement sérieux et méthodique cette
étape du travail est nécessaire. Si le jour de l'épreuve, on ne comprend pas
une phrase il est préférable de l'ignorer totalement. Il vaut mieux risquer
passer à côté d'une idée importante plutôt que de commettre un contresens grave.
L'essentiel est d'exprimer l'idée générale du texte.
Pour ce faire il suffit de répondre à la question suivante: "De quoi l'auteur
a-t-il voulu parler ici ?". La réponse doit être simple, en utilisant le vocabulaire
personnel qu'on emploierait pour expliquer à un ami de quoi il s'agit dans ce
texte. Noter la réponse en haut du brouillon. Elle pourra servir lors du résumé
et, pendant tout le travail comme un "phare" pour ne jamais perdre de vue l'essentiel
du texte.
Etablissez un plan du texte proposé : ceci fait encore partie
des préparatifs mais ne devra pas apparaître sur la copie finale. Ce plan offre
un double intérêt : 1=permettre de vérifier constamment, lors de la confection
du résumé que l'on suit l'ordre et l'enchaînement des idées de l'auteur, 2=permettre,
en donnant un titre à chaque partie, de faire déjà un résumé des idées essentielles.
Soulignez les mots clés* : c'est une recherche capitale dont va
dépendre en grande partie la qualité du résumé. On évitera de souligner des
phrases entières pour ne pas être tenté de les reproduire. On peut à la rigueur
marquer en marge quelques lignes importantes, sans entrer dans le détail.
Relisez tout ce qui a été souligné pour le comparer
au texte en entier. On vérifie ainsi que l'on n'a pas oublié d'idées importantes
et que l'essentiel du texte a bien été retenu. Remarque pratique : par élimination
on peut éviter de s'encombrer d'éléments secondaires ou anecdotiques. Il suffit
de se demander, lorsqu'on hésite, si, en supprimant l'idée en question on altère
le sens du texte : si non on peut supprimer l'élément secondaire ; si oui il
faut conserver l'élément en le considérant comme important. Les exemples ne
seront jamais repris (sauf si le texte ne se comprend qu'à partir d'eux, ou,
qu'un exemple est utilisé comme argument et non comme illustration.)
Un texte comporte 3 places privilégiées (le début, la fin, le milieu)
car un auteur essaye dès le début d'attirer et de retenir l'attention du lecteur,
puis à la fin, de le laisser sur la meilleur impression possible. (C'est d'ailleurs
la raison pour laquelle il est souvent conseillé à tout candidat de soigner
lors de toutes les épreuves son introduction et sa conclusion... ). Enfin, réveiller
le lecteur au milieu du texte pour éviter la lassitude naturelle engendrée par
la lecture. Quelle que soit l'épreuve proposée (même autre que le résumé) vous
aurez tout intérêt à fixer, de façon toute particulière, votre attention sur
ces points privilégiés d'un texte. Il serait extraordinaire de ne pas y rencontrer
une idée importante !
La typographie (capitales, italique, majuscule) peut attirer l'attention ainsi
que les répétitions d'expressions ou d'idées, les énumérations (on ne conservera
que l'élément commun à tous les termes énumérés).
ÑLe résumé*
est rédigé en respectant la logique*, le registre de langue,
le ton de l’auteur. Ses paragraphes doivent correspondre au texte, ses liens
logiques* doivent articuler ces paragraphes. La longueur des parties du résumé*
doit correspondre à celles du texte. Si certaines parties sont trop longues,
les conjonctions* doivent être remplacées par des ponctuations ;
les périphrases, les adverbes, par des expressions abrégées.
Si d’autres parties sont trop courtes, cherchez les nuances de la pensée
de l’auteur qui vous ont échappé.
Reconstruisez les phrases en modifiant le vocabulaire, modifiez les verbes,
les adjectifs et les noms. Exceptionnellement on peut conserver quelques mots
importants si l'on juge qu'un synonyme dénaturerait le sens du texte.
Corrigez et rectifiez le nombre des mots : supprimez des mots supplémentaires
: adjectif, adverbe, proposition relative... ou ajoutez des mots en insérant
une ou plusieurs phrases dans le texte déjà rédigé, susceptibles de faciliter
la compréhension pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas le texte d'origine.
Relisez votre résumé. Cette dernière mise au point est parfois négligée,
malgré son importance. Il faut à ce niveau faire abstraction du texte (momentanément)
et se mettre à la place d'un lecteur qui ne l'aurait jamais lu. Si le texte
du résumé se suffit à lui-même et reprend de manière claire l'essentiel du texte,
le travail est alors fini ; par contre si le résumé reprend l'essentiel mais
reste difficilement compréhensible pour qui n'aurait pas lu préalablement le
texte, alorsreconstruisez vos phrases et recontez vos mots.
ÑAttention :
Il est nécessaire de se mettre à la place de l’auteur sans dévoiler
sa propre pensée. Il est donc interdit d’intervertir les idées
du texte puisqu’il faut suivre les idées de l’auteur.
Un résumé* doit être facilement lisible, avec un vocabulaire
précis. Les citations sont interdites, à l’exception de quelques
mots* clés irremplaçables à écrire entre guillemets ;
les propos de l’auteur ne doivent pas être paraphrasés, plutôt
que de réécrire avec des synonymes, les groupes de mots sont remplacés
par un mot nouveau.
Il ne reste plus qu’à recompter le nombre de mots (attention "c’est
à dire" comprend 4 mots !). Le nombre de mots à utiliser
est précisé dans le sujet, une marge de 10% est acceptée.
Le nombre de mots utilisés doit être indiqué à la
fin du résumé.