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L'utilisation de la résumé d'extraits de La Garanderie par J.Mirabaud |
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I : L'hétérogénéité des démarches intellectuelles :
A) Les démarches auditives ou visuelles, déductives ou inductives
B) Les démarches personnalisée (en première personne) ou non (en troisième personne)
II : L'aide méthodologique qui en découle
:
I) L'hétérogénéité des démarches
intellectuelles :
A) Les démarches auditives ou visuelles, déductives ou inductives :
1) Ces démarches sont basées sur des capacités développées lors de la petite enfance :
Ces démarches intellectuelles sont d’efficacité équivalente, mais elles sont plus ou moins bien adaptées selon les matières, déterminant des profils d’orientation.
Les différents facteurs de l'environnement sont enregistrés
par l'intermédiaire des 5 sens. Dés la naissance, nous enregistrons
des informations issues de ces 5 sens.
Si vous aviez des facilités visuelles ou auditives, vous avez utilisé
de façon privilégiée l'un de ces sens par rapport à
l'autre.
Sinon, vos avez utilisé le sens qui vous distinguait de votre parent
ayant le plus d'influence sur vous : les études du développement
des enfants ont montré que chacun construit son individualité
les premières années de sa vie par opposition avec le parent le
plus présent, le plus influent.
Votre mode de fonctionnement est donc basé en priorité sur le
sens visuel, ou auditif (ou plus rarement gestuel = toucher + kinesthésie).
Un bon élève utilise alternativement les 2 démarches,
et ainsi, peut comprendre tous les professeurs, toutes les matières.
Un élève moyen utilise seulement sa démarche innée
et ne comprend que les professeurs, les matières utilisant cette démarche.
Un mauvais élève n’a pas de démarche fiable, soit par manque
d’entraînement, soit parce qu’il a été conditionné
à utiliser la démarche qui n'est pas sa démarche de base.
Un moyen d’homogénéiser la classe est de panacher les exercices
ciblés sur des capacités variées, ainsi ce ne sont pas
toujours les mêmes qui comprennent du premier coup et chacun peut progresser.
2) la démarche purement visuelle est plutôt inductive :
Acquisition :
Les similitudes et les différences entre 2 exemples
sont comparées pour comprendre le but recherché.
L’exemple est intégré dans un ensemble plus
vaste de connaissances.
Le cours compris peut enfin être appris rapidement
sous forme de schéma fonctionnel, de plan coloré.
Un exercice ou un exemple est appris pour pouvoir être
utilisé comme référence.
Restitution :
Le cours est mémorisé sous forme de photo, tous les points sont
immédiatement accessibles.
La réponse à la question est visualisée rapidement.
Les liens logiques apparaissent dans le plan présent pour peu que l’élève
y ait réfléchi en apprenant son cours.
Le plan de rédaction est vite fait. Les paragraphes peuvent s’étoffer
si le cours a été évoqué par étapes.
L’analyse de documents reste souvent superficielle, les synthèses sont
claires, concises, bien conclues.
3) La démarche purement auditive est plutôt déductive :
Acquisition :
La règle est apprise par cur avant d’aborder l’exemple.
La règle apprise (mais pas toujours comprise) est appliquée
au travers d’exercices.
La règle connue permet d’expliquer de nouveaux faits " ceci
est... parce que... "
Des modes d’emploi sont mémorisés comme stratégies
de résolution.
Restitution :
Le cours est mémorisé sous forme de récitation, un point
n’est accessible qu’en repartant du départ.
La réponse à la question est trouvée
plus ou moins vite selon qu’elle soit au début ou à la fin de
la leçon.
Les liens logiques apparaissent uniquement avec le fait précédent
et le fait suivant.
Le plan de rédaction reste incomplet, les idées
s’enchaînent et s’éloignent du sujet.
L’analyse des documents est approfondie, les synthèses
restent confuses, sans conclusion.
B) Les démarches personnalisée (en première personne) ou non (en troisième personne)
Les démarches personnalisées sont différentes pour les
auditifs ou les visuels, mais aussi pour ceux qui travaillent en première
ou troisième personne.
Fonctionner en première personne signifie avoir besoin de reformuler
les connaissances à acquérir (vous prenez des notes et résumez
facilement mais vous avez du mal avec les poésies ou les théorèmes
à apprendre par coeur).
Fonctionner en troisième personne signifie au contraire que vous préférez
apprendre la phrase écrite par une autre personne qui vous paraît
plus capable (apprendre par coeur vous satisfait mais personnaliser vos écrits
vous est difficile).
La Garanderie estime qu'il y a 4 manières comprendre et de mémoriser :
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ÉVOQUER (c'est-à-dire identifier la sensation) |
de manière visuelle
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en troisième personne (la personne évoque
des images extérieures : livre, prof...)
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ÉVOCATION VISUELLE
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en première personne (la personne se voit
en situation sur ses images ou voit ses notes)
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ÉVOCATION AUTO-VISUELLE
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de manière auditive
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en première personne (la personne évoque
sa voix, son commentaire)
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ÉVOCATION AUTO-AUDITIVE
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en troisième personne (la personne évoque
la voix d'un autre, les bruits du milieu ambiant)
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ÉVOCATION AUDITIVE
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II) L’aide méthodologique qui en découle :
1) L’élève peut prendre conscience de sa démarche intellectuelle :
Des tests simples et rapides indiquent son profil pédagogique, mode de fonctionnement auditif ou visuel déterminé lors de la prime enfance. Cette identification est primordiale, elle permet de déterminer les paramètres qu'il gère bien, puis d'aider l'élève à construire une démarche intellectuelle sur des bases solides.
L'identification du profil se fait grâce à un dialogue pédagogique classique fondé sur un échange de questions réponses. Il est cependant nécessaire d'alterner les questions pour faire appel aux différentes démarches intellectuelles. Par exemple :
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Vois-tu la page de ton cahier écrite ?
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Te redis-tu la formule ?
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perception auto-visuelle ou auto-auditive
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Vois-tu la page de ton manuel ?
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Entends-tu l'enseignant la dire?
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perception visuelle ou auditive
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Y vois-tu des mots ?
des nombres aussi ? |
la phrase est-elle claire, complète ?
|
la concentration donne l'efficacité
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Vois-tu une image personnalisée ?
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La répètes-tu avec des synonymes ?
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évocation auto-visuelle ou auto-auditive
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Vois-tu une image identique à l'original ?
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La répètes-tu sans des synonymes ?
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évocation visuelle ou auditive
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Vois-tu du concret dans cette notion, un exemple ?
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Cherches-tu à quel objet la notion s'applique,
te dis-tu un exemple ?
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évocation en P1
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Vois-tu le mot et la définition côte à
côte ?
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As-tu cherché la définition des mots clefs?
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évocation en P2
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Vois-tu des flèches partant de cette image te
permettant de voir d'autres images ?
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cette notion est-elle enchaînée avec une
phrase précédente ou suivante, à d'autres cours ?
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compréhension par création de liens logiques
en P3
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Retrouves-tu la notion par induction ?
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Retrouves-tu la notion par déduction ?
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passage par P3 pour obtenir P2
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Quelque soit le niveau de paramètre du dérapage, il faut en repartir car tout développement ultérieur a été tronqué et est utilisé mécaniquement sans compréhension donc sans efficacité. A partir du questionnement ci-dessus et des exercices d'entraînement à l'évocation, il apparaît que les élèves se regroupent ainsi :
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perception auditive
(exercice de lecture) |
évocation visuelle construite donc lente
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restitution visuelle : dessin imaginé
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restitution auditive : description imaginée
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évocation auditive rapide
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restitution visuelle : croquis imaginé
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restitution auditive : redite fidèle
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perception visuelle
(exercice de l'idéogramme) |
évocation visuelle rapide
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restitution visuelle : dessin fidèle
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restitution auditive : description fidèle
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évocation auditive construite donc lente
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restitution visuelle : croquis stylisé
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restitution auditive : description simplifiée
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2) La progression est rapide si l’élève est motivé :
Cette volonté de s'améliorer peut naître de l’envie de
réussir si un projet d’avenir est construit donc attractif. La recherche
d'une orientation, d'un métier est souvent efficace.
Cette volonté peut aussi naître quand l'élève comprend
ce qu'on attend de lui et discerne les étapes : il lui est facile de
décider monter en haut d'une falaise si elle est équipée
d'un escalier, par contre l'escalade directe le découragera. Une étape
importante est l'entraînement à l'analyse (de la question, du document...)
Une fois l’effort amorcé, il est poursuivi car les notes montent.
Malheureusement beaucoup se satisfont de savoir s’ils sont auditifs ou visuels et trouvent trop dur de changer leurs habitudes ancrées depuis des années.
3) L'entraînement peut être adapté individuellement :
ÑUne
progression est proposée en aide individualisée
méthodologique, elle peut être adaptée en fonction des besoins
de chacun.
Par exemple, les purs visuels ont du mal à rédiger les devoirs
car leur évocation est une image : ils doivent apprendre à décrire
cette image. Les purs auditifs tendent à ajouter des mots aux autres
mots, par associations d'idées : ils doivent revenir au message de départ
pour cerner son sens.
Ñ Mémoriser est aussi un geste mental dont l'efficacité peut être développée par gestion mentale.
ÑUn élève
trop émotif est souvent un élève qui est paralysé
de peur de ne pas savoir, de ne pas comprendre.
. S'il ne souffre pas de trouble psychologique grave, il peut suffire
de l'aider à déterminer son mode d'évocation. S'il s'imagine
seul, parachuté, jeté à l'eau, il doit apprendre à
évoquer en première personne. S'il imagine un objectif inaccessible,
il doit apprendre à évoquer en troisième personne.
. Vient ensuite le traitement de l'émotivité.
Celui qui évoque en première personne doit intercaler devant ses
visions de cauchemar une évocation en troisième personne d'une
réussite (bonne note sur un devoir, coupe sportive) puis y ajouter une
évocation en première personne où il imagine une personne
réussir puis par petites touches il se transforme en cette personne (il
est parfois nécessaire de lui demander plusieurs allez-retour...) Il
faut procéder par ressemblance.
Celui qui évoque en troisième personne doit imaginer un vainqueur
(sportif sur son podium) et le faire travailler la différence petit à
petit pour qu'il s'y identifie.
Le mode auditif-visuel n'est pas prépondérant et est laissé
au choix de l'élève. Mais s'il a du mal à casser son cercle
vicieux, il sera nécessaire de lui demander d'évoquer dans le
mode complémentaire qu'il n'utilise pas dans son cauchemar.
1) Le constat en classe :
En pédagogie traditionnelle, le professeur envoie son message à l'élève. Le bon élève s'imbibe comme une éponge et trouve comment exploiter le message. Mais depuis que nous accueillons 80% des jeunes en lycée, la majorité d'entre eux ne sait pas comment faire...
Pour s'adapter à cette nouvelle population qui n'a pas choisi de faire des études mais qui est en lycée parce que "tout le monde doit" avoir son BAC, le professeur peut utiliser les lois de la gestion mentale pour enseigner une méthodologie : comment être attentif, comprendre, mémoriser, imaginer, dans son cas personnel qui est différent de celui du voisin.
Si le professeur donne pour consigne de raconter quelque chose, l'élève
à dominante auditive n'a pas de difficulté et lèvera la
main immédiatement, l'élève à dominante visuelle
devra passer par une évocation auditive et répondra moins spontanément.
Si le professeur donne pour consigne de dessiner quelque chose, l'élève
à dominante visuelle n'a pas de difficulté et terminera rapidement,
l'élève à dominante auditive devra passer par une évocation
visuelle et dessinera moins rapidement.
La rapidité n'est pas synonyme de qualité : tout dépend
de l'intérêt manifesté par l'élève !
2) l'aide possible en classe :
ÑUn élève
lent est souvent un élève qui manque d'entraînement donc
de rapidité.
.Le professeur doit être patient et l'aidez en expliquant le
fonctionnement cérébral et en aidant à trouver des méthodes
plus efficaces. Il faut donc laisser du temps aux élèves
sans pour autant les laisser libre : il suffit
de leur préciser la consigne méthodologique et la durée
dont ils disposent pour la réaliser. Les questionner sur ce qu'ils
ont en tête pendant leur évocation permet d'identifier leur fonctionnement
et de les aider à développer les gestes mentaux qu'ils n'utilisent
pas.
. Certains élèves évoquent
mal le message entendu :
- soit ils sont uniquement visuels et doivent se le répéter à
haute voix : il faut qu'ils se rendent compte que le besoin de répétition
les concernent seuls et doit être fait par voix "interne" silencieusement.
- soit ils sont auditifs mais fonctionnent en troisième personne et doivent
prendre le temps de se redire la question avec leurs mots.
. D'autres évoquent mal un schéma,
une photo (sans parler des constructions dans l'espace en géométrie
!) :
- soit ils sont uniquement auditifs et doivent se décrire l'image observée.
- soit ils sont visuels mais ont besoin de s'approprier l'image en la transformant
(ils colorient souvent les polycopié !)
. Le visuel peut percevoir un message écrit
au tableau de façon instantanée alors que l'auditif travaille
dans la durée, mot après mot. Mais le visuel peut avoir une évocation
très floue correspondant à son flash : il faut lui demander de
vérifier son évocation et regarder de nouveau le tableau pour
stabiliser son image.
Ñ
Un élève distrait est souvent un élève sans motivation,
sans projet.
. La volonté
de participer au cours peut aussi naître quand l'élève comprend
ce qu'on attend de lui et discerne les étapes : il lui est facile de
décider monter en haut d'une falaise si elle est équipée
d'un escalier, par contre l'escalade directe le découragera. L'enseignant
doit veiller à ce que sa demande soit claire, précisée
en début d'exercice, entendue et comprise par tous.
Si la réponse est hors sujet, il peut s'agir d'un élève
n'ayant pas appris son cours, mais aussi d'un élève n'ayant pas
compris un des mots clefs de la question. Certains mots paraissent tellement
évidents avec l'habitude que nous oublions de les redéfinir. D'autres
termes de vocabulaires n'ont pas le même sens selon la matière
ou le contexte comme le signale le mini-lexique.
. L’aspect concret est
trop souvent négligé et pourtant c’est un point de départ
indispensable : quelle que soit la notion de cours envisagée, il
faut repartir du vécu, de l’expérience, à défaut
du concret. Laisser parler les élèves de ce qu’ils imaginent derrière
les termes de vocabulaire permet de faire table rase de l’imaginaire erroné
pour repartir sur des bases saines.
. Certains élèves
sont à l'aise devant des questions simples mais ne comprenne pas une
question de synthèse. Le professeur doit alors décomposer les
étapes à franchir. La prise de conscience faite, l'élève
peut devenir autonome s'il est motivé.
. La lecture d'énoncé
est un exercice formateur : il faut apprendre aux élèves à
faire le va et vient entre la perception de cet énoncé et son
évocation. Certains mots manquent à la première lecture
et avec un peu d'entraînement l'élève saura lire sa question
sans oublier de mots. Il est plus efficace de perdre quelques instants à
relire l'énoncé plutôt que de foncer hors sujet.
. Pour un sujet demandant un long développement,
nous pouvons apprendre à l'élève à faire un plan
au brouillon d'une restitution correspondant
à ses besoins. Pour les auditifs qui écrivent au fil de la plume,
ce plan aide à respecter les limites de la restitution. Pour les visuels
qui ont du mal à développer, ce plan leur rappelle le contenu
possible des paragraphes.
En résumé, les élèves seraient beaucoup aidés si les professeurs pensaient à :
- faire des pauses pour laisser à l'élève le temps d'évoquer (efficace à condition que l'élève ait reçu les consignes correspondantes), puis de demander une prise de note après chaque évocation pour que puissent être inclus les apports de l'évocation aux données du cours, plutôt que de dicter (les titres de paragraphe, les mots clefs, les pages correspondantes dans le manuel inscrits au tableau devraient suffire comme support au lycée).
- alterner des explications de type visuel (photo, schéma fonctionnel...) et auditif (description, citation...).
- présenter les données du cours puis des exercices puis un rappel du cours (ou exercices-cours-exercices) pour raccrocher les tous les élèves, qu'ils pratiquent la démarche intellectuelle déductive ou inductive.
- questionner les élèves à problème pour cerner leurs difficultés (ou les envoyer consulter les tests et aides en méthodologie sur Renard)