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Stage d’établissement : Lutte contre la démobilisation scolaire |
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Notre prochain rendez-vous est le Jeudi 13 Mars 1997 de 13 à 16 heures : Nous développerons des notions de Gestion Mentale. Nous concrétiserons notre demande pour l’année prochaine, aussi puisque vous êtes tous concernés n’hésitez pas à nous transmettre vos suggestions concernant les répartitions horaires, et surtout les répartitions des élèves dans les classes de Seconde. Pour éviter de galèrer toute l’année, choisissons des critères précis, clairs, qui évitent le déchaînement des passions. Le but n’est pas de créer des classes de niveau, mais des classes dynamiques capables de progresser. Signalez nous les éléments influents que vous avez repérés.
Voici le résumé du Mardi 4 Mars 1997 :
u Un ensemble de consignes pluridisciplinaires homogène :
w Nous constatons que les méthodes de travail de base sont identiques pour toutes les disciplines, bien que présentées de façons différentes. Par exemple, dans les matières scientifiques, les résultats doivent être justifiés par un raisonnement explicite ; dans les matières littéraires, les opinions avancées doivent aussi être démontrées. C’est le même mécanisme, mais les élèves en sont rarement conscients.
w Nous devons donc adopter un vocabulaire et une présentation de nos consignes suffisamment homogènes pour que tous les élèves les reconnaissent dans les différentes matières sans se laisser arrêter par les soi-disant barrières interdisciplinaires.
u Notre système éducatif est basé sur la transmission de connaissances et de consignes nécessaires à leur utilisation. Mais énoncer ces consignes ne suffit pas à les faire admettre par les élèves. Il nous faut, nous aussi, démontrer leur utilité.
w Le soutien méthodologique se fait sur des exemples concrets, exercices à faire ou cours à apprendre apportés par les élèves. Les consignes de base sont les mêmes quelque soit la matière. Ce soutien est actuellement réalisé sur des heures hors cours, mais il doit aussi être distillé en permanence dans les cours, TD, TP, pour prendre force de loi.
w Nous constatons que les points à améliorer en priorité sont l’apprentissage régulier des cours, et l’assimilation des méthodes de base par l’intermédiaire de fiches-résumés. En Terminale les bases ne sont pas toujours assimilées : par exemple en anglais, les erreurs jugées inadmissibles ont été précisées aux terminales dés le début de l’année scolaire, la présence de ces erreurs dans les copies au Bac blanc entraîne une note inférieure à la moyenne quelque soit le reste de la copie.
Pour convaincre de la nécessité d’une révision régulière et méthodique, on peut réviser en classe un paragraphe du cours. La réussite supérieure en contrôle sur cette partie du cours, par rapport aux autres parties révisées par l’élève seul, leur démontre l’efficacité du travail méthodique et doit les pousser à en faire autant à la maison.
w Un autre point important est l’attention et la participation en classe. On peut les obtenir en responsabilisant les élèves, comme l’a démontré la Journée Portes-Ouvertes. Un élève peut expliquer aux autres ce qu’il a compris, ceci l’oblige à faire un effort de conceptualisation puis d’expression car " ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ". C’est le même principe avec un exposé, ou en réalisant des travaux différents dans les 2 groupes, les élèves se chargent alors de communiquer à l’autre groupe ce qu’ils ont fait.
u Apprendre le cours est nécessaire mais pas suffisant.:
En 3ième , les points sont accordés en majorité pour des restitutions fidèles de connaissances. En Seconde, ces connaissances doivent être exploitées et un cours non compris n’apporte pas la moyenne. Pour en convaincre les secondes :
w On peut donner un barème très détaillé avec le contrôle à faire, les détails de ce barème permettent une prise de conscience de la restitution désirée.
w On peut aussi leur faire refaire leur contrôle : donner le corrigé n’est pas suffisant car l’attention est vite dissipée, alors qu’en refaisant le contrôle, l’élève peut se rendre compte de ce qu’il doit modifier dans sa démarche d’acquisition ou de restitution. Cette correction personnalisée peut se faire en module, l’élève disposant de ses cours et de son livre. Elle peut être notée comme un travail dirigé, et est plus enrichissante qu’un simple exercice car l’implication est nettement plus forte d’où compréhension et mémorisation.
w Une autre démarche efficace consiste à photocopier la meilleure et la pire copie d’un contrôle, si possible des copies anonymes d’une autre classe travaillant en parallèle. Les élèves corrigent alors les copies, donc identifient les points positifs et les erreurs ; et ainsi cernent mieux la demande du professeur, la raison de la répartition des points à gagner.
u L’importance de l’évaluation :
w La note est le point de repère incontournable. Pour pouvoir comparer les capacités de chacun, la moyenne de classe doit être sensiblement la même, basée sur des critères uniformisés par concertation dans chaque matière. Nous autres, les professeurs, sommes souvent coincés en charnière : en contact direct avec les parents et leurs enfants, mais aussi avec la responsabilité d’évaluer, d’orienter nos élèves en fonction de critères stricts, pas toujours adaptés, choisis par des cadres ayant perdu ce contact. L’évaluation systématique en 6ème et en 2de est sensée faire évoluer les programmes en parallèle avec le nouveau niveau des secondes modifié par l’afflux(30%à 80% !).
w L’évaluation " sanction " est nécessaire pour l’orientation. La note indique le niveau de l’élève, mais doit être modulée sur les bulletins par les appréciations indiquant les capacités et la volonté de travail, pour décider avec justice.
w L’évaluation " formatrice " est le moteur de l’évolution de élève. Les mauvaises notes sont rebutantes et, s’il n’est pas question de se justifier, il est cependant intéressant de préciser aux élèves les éléments réussis et ceux à améliorer, car ils ont du mal à s’auto-évaluer. On peut respecter les impératifs ci-dessus en utilisant des coefficients, précisés clairement dés la rentrée aux élèves comme à leurs parents. Cette communication peut se faire en classe, lors de la réunion parents/professeurs, ou par lettre ouverte pour les parents qui ne viennent pas. Par exemple, l’attention en classe et la participation sont valorisées si elles ont une incidence directe sur la moyenne, donc notées mais avec un coefficient moindre qu’un contrôle.
u En bref, l’élève sera valorisé en explicitant les méthodes de travail ainsi que les barèmes de notation,
en individualisant les corrections de contrôle pour tendre à une auto-évaluation.
Sincèrement votre, la coordonnatrice, Mme Mirabaud
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