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Le temps scolaire et l’appropriation des savoirs J.Mirabaud |
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Après le constat , 5 propositions peu originales mais toujours efficaces
ont été émises :
Les classes doivent être plus fréquemment dédoublées
La méthodologie pluridisciplinaire doit être
développée
L'emploi du temps doit être équilibré
Certaines tranches horaires doivent être banalisées
La
création d'une dynamique de classe peut passer par un contrat
1/ Le constat
L’horaire actuel : Il est jugé trop lourd par les élèves. Il s’agit moins d’un excès d’heures de cours que d’un excès d’heures de présence. Les journées comprises entre 8 et 18 heures sont trop longues, et venir six jours sur sept, c’est épuisant pour des adolescents.
Ces journées trop longues sont en outre alourdies par des heures de permanence vécues comme des temps morts où les élèves sont démobilisés. Le va et vient permanent, rendant le travail impossible, oblige à la fermeture du CDI entre 12 et 14 heures.
L’état de fait : Une recrudescence de l’absentéisme est constatée malgré un contrôle accru des absences. Les causes sont claires mais difficilement modulables: peur de l’avenir, perte d’un projet personnel, une réussite perçue comme plus symbolique qu’effective: " sans le bac t’es rien, mais avec le bac t’as plus rien! "
A un autre niveau, cette démobilisation se manifeste par une apathie contagieuse devant l’effort puisque l’investissement est jugé peu rentable. Ce sentiment d’échec, lié ou non aux capacités personnelles de l’élève, n’est que rarement perçu par les parents. Certains élèves viennent donc se " mettre au chaud ", adoptent une attitude de retrait, s’abstenant même de faire un quelconque travail: obligés d’être présents physiquement, ils entendent sans écouter, copient sans comprendre. D’autres, désemparés par manque de repères, cherchent en revanche à attirer l’attention des adultes et parfois " dépriment ".
2/ Analyse contradictoire de la situation de l’établissement
Les programmes ne sont plus adaptés au nombre d’heures de cours prévues : Si pour les élèves le volume horaire est trop lourd, en revanche pour les professeurs il n’apparaît pas suffisant pour réaliser le programme de l’année. Pour pouvoir faire passer l’intégralité des programmes, beaucoup de professeurs diminuent alors le temps qui devrait être consacré aux méthodes de travail. Elles sont actuellement négligées.
Les journées sont trop lourdes, et cependant les professeurs n’ont pas assez d’heures pour le programme. Peut-être faut-il étaler cet emploi du temps sur plus de semaines !
Les emplois du temps devraient être plus compacts : Mais cela entraînerait une diminution des choix d’option donc de la liberté d’expression des élèves. Ce problème est d’autant plus sensible dans un Lycée polyvalent comme le notre.
Un autre blocage est lié aux regroupement d’élèves de plusieurs classes en langue. La nécessité d’aligner les classes limite la souplesse de l’emploi du temps de chaque classe.
Les heures de permanences devraient être occupées : Ceci demande des salles de travail où les élèves peuvent être au calme, en plus de la salle de permanence où le travail de groupe donc les échanges oraux sont permis.
Le CDI devrait être accessible, et respecté comme lieu d’information et de recueil de connaissances, disponible au moment de la pose repas.
Les clubs devraient pouvoir fonctionner dans la journée pour occuper ces heures de liberté trop nombreuses, mais cela sous-entend que les classes aient toutes la même pose, ce qui complique les emplois du temps et rallonge les journées.
Le temps scolaire et l’appropriation des savoirs
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Les classes doivent être plus fréquemment dédoublées. |
u La gestion du lycée peut favoriser l’appren-tissage des savoirs : |
u L’organisation du temps peut rendre un élève acteur de sa formation : |
u L’incidence sur le service des enseignants et du personnel d’éducation |
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Les effectifs de classe actuels sont trop lourds pour pouvoir faire efficacement face à l’hétérogénéité. La gestion actuelle de l’emploi du temps ne permet pas l’apprentissage des langues. Une classe dynamique et agréable, des conditions de travail améliorées, peuvent être obtenues. |
L’emploi du temps général doit contenir plus d’heures à petit effectif. Les modules, très appréciés, sont à maintenir absolument. Le regroupement en fonction des difficultés des élèves permet une remise à niveau rapide. Pour qu’un cours de langues soit efficace, le professeur doit disposer d’au moins un créneau horaire hebdomadaire de groupe (18 élèves). |
En langue, les élèves désirent voir l’assistante une fois par mois, et accéder au labo de langue une fois par semaine. Le faible effectif permet aux élèves d’être autonomes plus rapidement. Par exemple, une correction de contrôle n’est efficace que si l’élève cherche vraiment à comprendre ses lacunes et en petit groupe, il est possible à chacun de refaire la partie qui péchait. Donner le corrigé n’est pas suffisant car l’attention est vite dissipée, alors qu’en refaisant le contrôle, l’élève peut se rendre compte de ce qu’il doit modifier dans sa démarche d’acquisition ou de restitution. Ceci est infaisable en classe entière ! |
Le service des enseignants sera le même si les horaires des élèves sont allégés. Un dédoublement plus fréquent représenterait moins d’heures par élève si l’horaire par classe actuel ne varie pas. Si ces horaires par élève sont maintenus, le professeur pourrait disposer de plus d’heures par classe |
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La méthodologie doit être développée. |
u La gestion du lycée peut favoriser l’apprentissage des savoirs : |
u L’organisation du temps peut rendre un élève acteur de sa formation : |
u L’incidence sur le service des enseignants et du personnel d’éducation |
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Les concepts de gestion mentale, d’analyse transactionnelle, nous fournissent des outils que l’on doit pouvoir utiliser plus fréquemment au sein de tous nos cours. Une aide méthodologique permet de remettre à flot les élèves mal préparés, de façon à limiter les abandons. Ce soutien propose aux élèves des méthodes vraiment pluridisciplinaires, intégrant les consignes sur les méthodes de base de chaque professeur. Une communication efficace en cours permet à l’élève d’être autonome. Les individualistes pénalisent le groupe, car la majorité silencieuse se cache derrière quelques-uns. Il est nécessaire en début d’année de faire comprendre à chacun l’importance de ce dialogue, donc l’obligation de se discipliner, Apprendre le cours est nécessaire mais pas suffisant En 3ième , les points sont accordés en majorité pour des restitutions fidèles de connaissances. En Seconde, ces connaissances doivent être exploitées et un cours non compris n’apporte pas la moyenne. |
Le projet d’établissement du Lycée permet de développer des cours de méthodologie, ainsi que des accès au savoir moderne par un abonnement à Internet, par une bibliothèque sur CDRom Ce temps consacré à la méthodologie doit être intégrée dans l’emploi du temps. Sinon, cet investissement en temps, très rentable à brève échéance, peut être perçu par les élèves comme du cours en plus, donc refusé. |
Un programme moins étendu en connaissances pures, mais plus ambitieux au niveau des capacités à transmettre, permet à l’élève d’obtenir " une tête bien faite plutôt que bien pleine ". Par exemple les documents d’Internet sont très variés et abondants, mais ce sont des données brutes qu’il faut savoir analyser, trier, avant d’en faire une synthèse utilisable dans le cadre d’un sujet donné. Connaître le déroulement de ses gestes mentaux permet à l’élève de retracer son parcours éducatif de que se soit pour comprendre une notion nouvelle, pour intégrer des connaissances à un ensemble cohérent, ou pour réinvestir ces données à la demande. Pour l'aider à devenir autonome, l'aide méthodologique est rédigée avec les conseils et les exercices, en libre consultation. L’élève peut avoir une démarche active, basée sur son vécu, motivée par le concret, qui le rend autonome. Le " contrat linéaire " permet l’analyse d’un cours, d’un problème, précisant les connaissances incluses et les méthodes utilisées. La " fiche de liaison " permet de noter les difficultés, les taches effectuées ou à poursuivre. La " fiche bilan " permet la synthèse en fin de chapitre. L’attention et la participation en classe sont importantes. On peut les obtenir en responsabilisant les élèves, comme l’a démontré la Journée Portes-Ouvertes. Un élève peut expliquer aux parents ce qu’il a compris, ceci l’oblige à faire un effort de conception puis d’expression car " ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ". C’est le même principe avec un exposé, ou en réalisant des travaux différents dans les 2 groupes, les élèves se chargent alors de communiquer à l’autre groupe ce qu’ils ont fait. Une communication efficace en cours permet à l’élève d’être autonome, de prendre des notes seul. Cette trace, écrite après compréhension, est la première étape de la mémorisation. Cette étape importante est cependant souvent gommée, l’élève copie alors sans comprendre et ne peut s’approprier les connaissances voulues, accumulant les lacunes.. Les élèves sont convaincus de la nécessité d’une révision régulière et méthodique par exemple par la révision en classe un paragraphe du cours. La réussite supérieure en contrôle sur cette partie du cours, par rapport aux autres parties révisées par l’élève seul, leur démontre l’efficacité du travail méthodique et doit les pousser à en faire autant à la maison. Les élèves coopèrent à la gestion de la classe par un bilan écrit trimestriel. La communication indispensable à la dynamique de groupe est alors officielle et est mieux perçue comme un moteur essentiel dans le déroulement du cours |
Ce soutien est réalisé actuellement sur des heures hors cours, mais il doit aussi être distillé en permanence dans les cours, TD, TP. L’amélioration est d’autant plus rapide que les conseils méthodologiques sont répétés donc les reprendre dans plusieurs matières leur donne force de loi. Les équipes pédagogiques doivent être fixées pour une même classe. Elles doivent pouvoir suivre les élèves d’une année sur l’autre. Grâce à la gestion mentale, le professeur peut cerner l’étape non acquise qui bloque les progrès de l’élève, et inciter l’élève à modifier les schémas qui ne sont pas efficaces. |
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L’emploi du temps doit être équilibré. |
u La gestion du lycée peut favoriser l’appren-tissage des savoirs : |
u L’organisation du temps peut rendre un élève acteur de sa formation : |
u L’incidence sur le service des enseignants et du personnel d’éducation |
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L’emploi du temps de la journée doit être modifié pour améliorer la communication. Les problèmes de planning créent une fatigue supplémentaire qui accentue le manque d’intérêt, de curiosité. L’emploi du temps doit être plus court. L’emploi du temps doit être plus équilibré. La longueur du cours doit pouvoir s’adapter à son contenu. Les heures de permanence doivent être moins nombreuses qu’actuellement. |
Les journées se dérouleraient de 8h à 17h au lieu des 8h à 18h actuelles. les cours en classe entière sont efficaces le matin seulement. Ils doivent s’y dérouler en priorité. Les après-midi ne devraient comprendre que des séances de groupes, des travaux pratiques. La durée des cours doit être plus souple. Nous proposons 4 fois 1h de cours le matin, puis 4 fois 45 minutes l’après-midi.. Les tranches horaires peuvent être regroupées 2 par 2 selon les besoins. Le nombre d’options par classe doit être moindre, sans pour autant diminuer le nombre d’options dans l’établissement de façon à préserver l’éventail de choix de l’élève. |
La longue journée est abrutissante, au point qu’ils n’ont même plus le réflexe d’utiliser "la boîte à idées" du Lycée ! La réponse des élèves est primordiale en classe pour que le professeur puisse vérifier si son message a été compris. Répondre en classe est le seul moyen pour construire ensemble du solide. L’énergie déployée en classe doit venir pour moitié des élèves sinon le professeur s’épuise à traîner des boulets L’élève est plus autonome le matin car plus en forme. Il peut pratiquer l’échange réciproque nécessaire à toute communication, même en classe entière. Notre système éducatif est basé sur la transmission de connaissances et de consignes nécessaires à leur utilisation. Mais énoncer ces consignes ne suffit pas à les faire admettre par les élèves. Il nous faut, nous aussi, démontrer leur utilité. Les élèves pourraient prendre conscience de l’action nécessaire si la difficulté de l’exercice est proportionnée à sa durée. Sur un cours de 90 minutes, ils peuvent enchaîner le rappel du cour précédent, la nouvelle notion construite sur une réflexion propre ; construire la synthèse formée d’un plan étoffé des mots clefs à mémoriser. Les élèves comparent les disciplines et notent les similitudes. Par exemple, dans les matières scientifiques, les résultats doivent être justifiés par un raisonnement explicite ; dans les matières littéraires, les opinions avancées doivent aussi être démontrées. C’est le même mécanisme, mais les élèves en sont rarement conscients. Pour leurs permanences actuelles, les élèves utilisent 3 salles de travail sans surveillance adulte, en plus du CDI. |
La nouvelle répartition horaire doit être acceptée. L’impact d’un dialogue sur les élèves est d’autant plus grand si plusieurs professeurs utilisent les mêmes consignes. La répétition prend force de loi. Nous devons donc adopter un vocabulaire et une présentation de nos consignes suffisamment homogènes pour que tous les élèves les reconnaissent dans les différentes matières. Les salles de permanence sont sans surveillance, ce qui pose un problème de sécurité. |
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L'emploi du temps de l'année doit être étalé. Il est peu efficace d’infliger des blocs de 8 ou 9h. L’attention et la réflexion sont mises à contribution d’un bout à l’autre de la journée, dans toutes les matières. Il est impossible de créer un emploi du temps respectant les obligations d’horaires hebdomadaires actuels tout en allégeant les journées. Peut-être faut-il envisager autant d’heures de cours sur plus de jours ! |
Au minimum, nous pourrions retrouver l’équilibre de base souhaité de 7 semaines de cours suivi de 2 semaines de congés. Le Lycée pourrait fonctionner sur le modèle des écoles qui ont choisi l’option de travailler 4 jours par semaine, 6h par jour. Bien sur, cela entraîne des vacances moins longues. |
Pour être acteur de sa formation, il faut disposer de l’énergie nécessaire pour développer attention et réflexion. Actuellement, en fin de journée, les élèves résistants ne peuvent que subir un gavage, et les autres ne sont plus présents que physiquement. | Le principe de l’étalement pourrait être une bonne solution ! |
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Certaines tranches horaires doivent être banalisées. |
u La gestion du lycée peut favoriser l’appren-tissage des savoirs : |
u L’organisation du temps peut rendre un élève acteur de sa formation : |
u L’incidence sur le service des enseignants et du personnel d’éducation |
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Ceci pour permettre les échanges entre classes, les projets pluri-disciplinaires, les devoirs communs. Un projet personnel concret, à brève échéance, peut relancer l’intérêt des élèves qui est souvent ponctuel, selon les thèmes et les disciplines. L’idéal serait de leur permettre de retrouver le plaisir de s’instruire ! L’importance du devoir commun est liée à la qualité de l’évaluation : La note est le point de repère incontournable. Pour pouvoir comparer les capacités de chacun, la moyenne de classe doit être sensiblement la même, basée sur des critères uniformisés par concertation dans chaque matière, confirmé par les notes obtenues en devoir commun. Nous autres, les professeurs, sommes souvent coincés en charnière : en contact direct avec les parents et leurs enfants, mais aussi avec la responsabilité d’évaluer, d’orienter nos élèves en fonction de critères stricts, pas toujours adaptés, choisis par des cadres ayant perdu ce contact. L’évaluation systématique en 6ème et en 2de est sensée faire évoluer les programmes en parallèle avec le nouveau niveau des secondes modifié par l’afflux(30%à 80% !). |
2h banalisées entre 12h et 14h un jour de la semaine suffisent pour donner accès à l’Association Sportive, ou à un club créé par la Vie Scolaire. La demi journée banalisée est nécessaire pour faire face aux autres propositions qui sinon se déroulent très rarement parce qu’elles empiètent sur les cours précédents ou suivants. Ces créneaux devraient être prévus dans l’emploi du temps, et non pas rajoutés après coup. Par exemple, la Formation secouriste en 96/97 représentait 34 inscrits en début d’année, qui ont versés des arrhes pour l’inscription aux cours de secourisme à Versailles. La date des cours approchant, et les horaires précisés (19 à 22h), beaucoup se désistent ! La motivation initiale a fondue devant les quelques semaines de délai ; les élèves participant à d’autres activités sur les mêmes créneaux horaires, ou se laissant effrayer par les trajets. |
Les élèves ainsi que les professeurs encadrants demandent ces 2 tranches horaires banalisées. Les élèves proposent de plus d’y exercer leur partenariat pendant lequel les Terminales apportent leur soutien aux Secondes. Les élèves demandent l’ouverture du CDI sur cette tranche horaire pour pouvoir réaliser leur travail de groupe. Un exposé sur un sujet choisi donne un travail de qualité, plus approfondi qu’un simple devoir à la maison. La journée Portes-Ouvertes est un autre exemple de projet demandent un créneau banalisé pour être bien construit. De nombreux élèves ont accepté de participer, de faire des affiches, de piloter les visiteurs, et même d’assurer des démonstrations en classe. Par ce biais, ils ont révisé des sujets qui leur paraissaient ardus, mais la nécessité de présenter ces notions devant les parents leur a permis de s’approprier ces connaissances, sans trop d’effort, à leur grande surprise L’évaluation " formatrice " est le moteur de l’évolution de élève. Les mauvaises notes sont rebutantes et, s’il n’est pas question de se justifier, il est cependant intéressant de préciser aux élèves les éléments réussis et ceux à améliorer, car ils ont du mal à s’auto-évaluer. On peut respecter les impératifs ci-dessus en utilisant des coefficients, précisés clairement dés la rentrée aux élèves comme à leurs parents. Cette communication peut se faire en classe, lors de la réunion parents/professeurs, ou par lettre ouverte pour les parents qui ne viennent pas. Par exemple, l’attention en classe et la participation sont valorisées si elles ont une incidence directe sur la moyenne, donc notées mais avec un coefficient moindre qu’un contrôle. L’évaluation " sanction " est nécessaire pour l’orientation. La note indique à l’élève son niveau, mais doit être modulée sur les bulletins par les appréciations indiquant ses capacités et sa volonté de travail, pour lui permettre de mieux s’évaluer. |
La surveillance du créneau banalisé doit se faire par un adulte. Ceci entraîne la demande d’un surveillant supplémentaire. A défaut, ce pourrait être un emploi-jeune, ou peut-être un bénévole retraité comme pour certains cours de soutien. Pour la demi-journée , les professeurs doivent surveiller leur contrôle ou leur devoir commun. Actuellement, ceci se fait sur le temps de cours, aussi peut-on calculer une fraction de l’horaire hebdomadaire par professeur et par classe reporté sur ce créneau. . Par exemple, un professeur qui désire 3h banalisées toutes les 6 semaine y consacre 1/2h hebdomadaire. Les 5 autres demi-journées sont libres pour ce professeur, mais occupées par d’autres, bien sur ! |
| u Cinquième
proposition :
w La création d’une dynamique de classe peut passer par un contrat construit à l’aide de l’analyse transactionnelle : Cette transaction entre élèves et professeurs débouche sur un contrat précis qui répond à 4 questions : qui suis-je ? qui êtes-vous? qu’allons nous faire ensemble ? comment allons-nous faire ? La protection créée par des règles claires et acceptées permet l’évolution des capacités en puissance tout en assouplissant l’ensemble par des permissions correspondant aux besoins individuels. |
Ce contrat présente les objectifs et les contenus du programme. Il permet de faire le lien avec l’année précédente, donne le fil conducteur à suivre toute l’année, précise les finalités de la matière et les implications dans le quotidien de l’élève. Ce contrat précise les règles de fonctionnement de la classe. Le Règlement Intérieur rappelle le respect démocratique de l’autre, donc la courtoisie en parole et en acte ; la nécessité de la non-violence, (le racisme est un délit, pas une opinion) ; l’assiduité obligatoire aux cours (l’absence doit être expliquée et le billet de rentrée permet le retour). Le professeur précise la nécessité de la ponctualité, de l’attention et la participation en classe ainsi que la chronologie des devoirs, les barèmes utilisés à l’oral comme à l’écrit, les zéros pour absence non justifiée, la possibilité de négocier un report en cas de problème individuel... La précision du barème encourage chacun à développer son potentiel car les efforts mieux ciblés apportent une récompense plus rapide. Il faut préciser à l’élève que nous trouvons normal de ne pas tout comprendre du premier coup et qu’il est encouragé à poser des questions. |
Ce contrat valorise l’individu par rapport au groupe, lui permet de s’exprimer tout en respectant les règles du groupe. L’élève s’engage à être ponctuel (il y a d’autres moyens d’attirer l’attention que d’être en retard !) ; attentif au déroulement du cours et prêt à répondre aux questions ou à donner son point de vue ; à rendre les devoirs dans les délais, à apprendre sa leçon à chaque fois. Un joker par trimestre peut donner droit à un retard, à une erreur, ce qui permet d’accepter un premier manque, dédramatisant les relations prof/élève pour les anxieux. Nous pouvons préciser de même qu’il est humain de rêver de temps en temps, d’être brièvement distrait ; mais qu’il n’est pas toléré de bavarder ou de travailler une autre discipline pendant le cours. | Ce contrat de classe doit être utilisé dans toutes les disciplines donc doit être préalablement accepté par les membres de l’équipe pédagogique. Ce contrat peut être communiqué aux élèves le jour de la rentré par le professeur principal. |
| Une classe dynamique et agréable, des conditions de travail améliorées, peuvent être obtenues. A défaut d’avoir un effectif moindre, la formation d’une classe ne doit pas être aléatoire. Nous avons tous constatés que les classes qui progressent ont des élèves de niveau hétérogène avec un équilibre du nombre d’élèves de chaque niveau, une échelle de note en continu pour ne pas bloquer le passage d’un niveau à l’autre, et surtout des élèves à forte personnalité dans le groupe de tête pour servir de locomotive. | En fin d’année la répartition des élèves par classe pour l’année suivante ne doit pas être aléatoire. Les options créent des regroupements obligatoires, aussi devons-nous agir avec une marge de manoeuvre réduite, donc utiliser des critères précis et fiables, précisant le niveau, ainsi que les capacités. | Création d'un commité d'étude des profils d'élèves utilisés pour équilibrer les classes |