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Chapitre 1 : Du génotype au phénotype
=> applications
I : La diversité des phénotypes
A : Les différentes échelles de
phénotype
p48, 50, 51 : Le phénotype peut
se définir à différents niveaux d'organisation du vivant.
Prenons l'exemple de la drépanocytose, la personne est gravement
anémiée (échelle macroscopique), ses globules rouges
sont déformés en faucilles (échelle cellulaire),
ses molécules d'hémoglobine sont liées et inefficaces
dans le transport des gaz respiratoires (échelle moléculaire).
B : Ces 3 échelles sont liées
p51, 52, 53 : Les protéines, en
régissant la structure et les activités cellulaires, contribuent à l'établissement
du phénotype. La drépanocytose est due à un seul acide
aminé différent : la valine remplace le glutamate
dans la chaîne bêta de la molécule d'hémoglobine.
La concentration en mélanine est responsable de la couleur de peau.
Les propriétés de ces protéines dépendent de leur forme spatiale créée
par l'ordre précis de leurs acides aminés. Il existe 20
acides aminés différents qui se lient entre eux
par des liaisons peptidiques, hydrogènes ou ioniques.
II : Le phénotype est codé
génétiquement
A : Les protéines changent quand les gènes
changent
p49, 54, 55 :Le caractère protéique est codé
génétiquement puisque les descendants gardent les caractères
des parents. Chaque personne a reçu la moitié des chromosomes
de chacun de ses parents. Le caryotype
montre les chromosomes homologues rangés
par paire, de taille décroissante. Chaque chromosome est constitué
d'une molécule d'ADN spiralisée
et condensée. Chaque molécule d’ADN est une succession de
nombreux gènes. Dans nos cellules,
chaque gène est en double, ses allèles
étant identiques ou différents. 50% d'un type de protéines
a été codé par un des allèles, 50% par l'autre
(à l'exception des protéines codées par le seul allèle
des gènes portés par la partie propre à X ou Y chez
l'homme). La liste des allèles d'une cellule est appelée génotype.
La séquence des nucléotides dans l'ADN gouverne la séquence des acides
aminés dans la protéine. Comme il existe 20 acides aminés et seulement
4 nucléotides, chaque acide aminé est codé par un
triplet de nucléotides (= codon). Cette correspondance est nommée
code génétique, elle est universelle. Chaque
gène est terminé par un codon non-sens.
B : Variabilité des allèles donc des phénotypes
Un gène peut être modifié
par mutation de nucléotide, modification
accidentelle au hasard. Apparaît alors un nouvel allèle.
Les mutations ont des conséquences très variables, neutres, bénignes ou
mortelles. Les mutations disparaissent avec l’individu si elles ont lieu
dans les cellules du soma, persistent dans
les générations suivantes si elles ont lieu dans les cellules
de lignée germinale.
Un allèle est dominant si un seul suffit à créer
le caractère phénotypique, l'allèle est récessif
s'il doit être en double pour s'exprimer.
La présence d'un seul allèle peut déterminer les
3 niveaux de phénotype d'une personne (drépanocytose).
Un individu est homozygote si les 2 allèles
du gène étudié sont identiques, hétérozygote
s'ils sont différents.
Dans une population, un gène peut être représenté
par de nombreux allèles. Le génotype conditionne donc le
phénotype par l'intermédiaire des protéines qu'il
code.
III : Applications en biotechnologie
A : Transgenèse
p56 : L'universalité
du code génétique rend possible la modification du génotype,
donc du phénotype qui en dépend, par transgenèse
(greffe d'un gène d'une espèce dans la cellule d'une autre
espèce). La production de la protéine correspondante au
gène greffé indique que les organites
nécessaires à sa synthèse sont identiques, d'une
espèce à l'autre. Le génie génétique est un ensemble
de techniques permettant de former de nouvelles combinaisons d'ADN susceptibles
d'être insérées dans une cellule vivante et y être exprimées.
B : Création d'OGM (Organisme Génétiquement Modifié)
p57 : La modification du génotype d'un organisme par transgenèse
permet de produire des protéines. L'insuline
humaine produite par des bactéries modifiées par génie génétique a soulagé
de nombreux diabétiques. La technique conciste en un repérage du
gène, excision, insertion dans un plasmide
bactérien puis insertion de ce plasmide transgénique dans une bactérie
qui va se cloner, ses filles transgéniques produisent alors la protéine
humaine codée par le gène greffé. La souche bactérienne
transgénique fait l'objet d'un brevet. Les OGM représentent un
enjeu économique important. Ils sont très contrôlés
pour ne pas nuire à la santé ou à l'environnement.
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TD 1 : Analyse de divers exemples : drépanocytose,
phénylcétonurie ou mucoviscidose, xéroderma pigmentosum, rétinites pigmentaires
...
Animations : variabilité
individuelle, brassage génétique, cycle cellulaire
ex1 p64
TD 2 : Avec Anagène, observation
comparative des séquences de différents allèles et des séquences protéiques
correspondantes, conséquences pour le phénotype macroscopique.
ex2 p64
ex3 et 4 p65
TD 3 : Analyse d'exemples de production
de nouvelles protéines par transgénèse intraspécifique, ou interspécifique
(hormone de croissance, insuline, facteur de coagulation...).
ex5 et 6 p66
vidéo: Biotechnologies végétales
Débat en SES
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Chapitre 2 : Complexité des relations entre
génotype, phénotype et environnement => applications
I : interaction de plusieurs gènes
A : Caractères polygéniques
p68, 69 : exemple de la mélanine / albinisme. Le phénotype
macroscopique étudié résulte de processus biologiques gouvernés
par l'expression de plusieurs gènes. La mutation
de l'un seulement de ces gènes peut altérer ce phénotype. Un même phénotype
macroscopique peut donc correspondre à plusieurs génotypes.
B : L'influence de l'environnement
p70,71 : A l'échelle d'une population, il existe plus de
2 phénotypes par caractère étudié, de nombreux
phénotypes se manifestent adaptés à leur environnement
(exemple des enzymes). On nomme phénotypes alternatifs les variations
d’un même caractère au sein de la population, au fur et à
mesure de l'adaptation aux modifications de l'environnement.
Pour reprendre l'exemple de la drépanocytose, maladie monogénique,
sa fréquence est modulée par l'avantage qu'elle crée
face à la présence d'un parasite invalidant. Une autre maladie
monogénique, la phénylcétonurie (dû à
un excès de phénylalanine qui lèse le cerveau) peut être
modulée par certains allèles
de gènes dits modificateurs: l'effet d'un gène sur le phénotype
dépend du reste du génotype.
II : Applications en médecine
A : Facteurs de risque
p72, 73 : Le phénotype unique
de chaque individu, donc son état de santé, dépend
de l'interaction complexe entre gènes et facteurs de l'environnement.
Par exemple, le cancer apparaît s'il
y a prédisposition familiale cumulée avec un affaiblissement de
la défense immunitaire (par stress, maladie, déficit alimentaire).
L'environnement alimentaire diminue ou amplifie les symptômes (régime
des personnes à risque cardio-vasculaire).
B : Diagnostic prénatal et médecine prédictive
p74 : Le diagnostic génétique de la
présence d'un allèle est utilisé pour une prédiction génétique,
cette nouvelle médecine étudie les risques à venir.
Pour limiter ces risques, la transgenèse
à but thérapeutique repose sur l'espoir de voir des cellules humaines
présentant une déficience génétique être transformées in vivo ou in vitro
puis réimplantées chez l'homme.
C : Enjeux et limites de ces applications
p75 : La Thérapie génique est une jeune science qui
pose un problème éthique car de nombreuses recherches se font sur des
cellules embryonnaires.
La bioéthique est un terme récent qui désigne les interrogations éthiques
posées par les pratique médicales et biotechnologiques très récentes.
Morale et éthique ont la même origine étymologique : moris en latin
et ethos en grec désignent la coutume ou le comportement
pour arriver à ses fins, cette fin étant "ce pour quoi agit
celui qui agit" (Aristote).
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TD 1 : Caractères polygéniques: pigments
des drosophiles, albinisme,
animation allèlesABO
ex2 p 79
TD 2 : Interactions avec l'environnement : drépanocytose,
phénylcétonurie, cancer.
ex1 p78, ex3 p79,
ex4 et 5 p80
Vidéo: Hérédité et génétique
humaine
TD 3 : Étude d'un diagnostic prénatal.
Débat en ECJS
Site du CNRS: Génie
génétique
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