|
Chapitre 1 : Des processus biologiques
contrôlés par les hormones
I : Chez la femme
A : Cycle menstruel
p84, 85: A partir de la puberté et jusqu'à la ménopause (45-55ans),
la physiologie sexuelle s'inscrit dans un cycle menstruel. (rappel anatomique
p100)
p86, 87: L'utérus montre une phase de croissance
de la muqueuse (5à14j), puis une phase de
sécrétion par les glandes utérines préparant
l'implantation d'un éventuel embryon (14à21j). De plus, le col
de l'utérus est fermé 27jours sur 28 par du mucus
cervical collant, mais le jour de l'ovulation, ce mucus se fluidifie,
ce qui permet le passage des spermatozoïdes. S'il n'y a pas gestation,
les menstruations éliminent l'essentiel de la muqueuse utérine
ou endomètre.
p88, 89 : le cycle utérin est contrôlé par les hormones
ovariennes (oestradiol et progestérone).
B :
Cycle ovarien
p90, 91, 102, 103 : étapes
du cycle
=> En phase folliculaire, le développement des follicules ovariens
entraîne la sécrétion d'œstrogènes par la granulosa et la thèque
en même temps que la future ovule se forme.
=>au quatorzième jour environ, se produit l'ovulation.
=> En phase progestative (ou lutéale), l'œstrogène et la progestérone
sont sécrétées par le corps jaune issus de la transformation
du follicule cavitaire, ce qui synchronise l'ovulation et la réceptivité
utérine à l'implantation de l'embryon. La progestérone stimule
la croissance de l'endomètre (muqueuse utérine) et inhibe
le myomètre (muscle utérin).
C
: le contrôle hypothalamo-hypophysaire
p92, 93 : L'hypophyse
sécrète les hormones LH et FSH. La LH stimule l'achèvement
de la méiose, déclenche l'ovulation et l'apparition de corps jaune. La
FSH est indispensable au recrutement du follicule dominant en fin de folliculogenèse
qui dure de 3 à 4mois.
L'hypophyse est elle-même sous le contrôle de l'hypothalamus.
p94, 95 : Le cycle existe grâce à l'alternance de rétrocontrôle
négatif à faible concentration en début de cycle puis brièvement positif
à forte concentration en fin de phase folliculaire. Ce pic strogène
déclenche le pic de LH qui provoque l'ovulation. Puis la diminution
d'hormones ovariennes en fin de phase lutéale entraîne l'activation
du complexe hypothalamo-hypophysaire
et la reprise du cycle.
L'originalité de la régulation hypothalamique est la neuro-hormone
gonado-libérine (GnRH) concrétisant l'influence du milieu
extérieur ou intérieur par l'intermédiaire du système
nerveux sur le système hormonal (mise en jeu d’un servomécanisme).
II : Chez l'homme
A : La production de gamètes
p108, 109 : Dans les testicules,
la production des spermatozoïdes
par les tubes séminifères est continue de la puberté
jusqu'à la fin de la vie. Elle se ralentit cependant progressivement à
l'andropause à partir de 60ans. (rappel anatomique p101)
p110 : Entre les tubes séminifères se trouvent des
cellules interstitielles qui sécrètent de façon
constante la testostérone, hormone responsable de l'apparition
puis du maintien des caractères sexuels secondaires et stimulant
la spermatogenèse.
B : le
contrôle hypothalamo-hypophysaire
p111 : L'activité testiculaire est sous le contrôle du complexe hypothalamo-
hypophysaire, de la même façon que chez la femme. La testostérone
assure un rétrocontrôle sur le complexe qui est en permanence
négatif. L'absence de rétrocontrôle positif correspond
à l'absence de cycle mensuel.
|
TD 1 : Gonades et gamètes
-observation au microscope de coupes d'ovaire, ovules, utérus,
testicule, spermatozoïdes
-démontage de l'écorché
Animation: follicules
TD 2 : Reconstitution
expérimentale du cycle hormonal avec le logiciel "cycles sexuels"
exercices p104, à p106
DVD glandes et hormones
DVD fécondation et embryon
exercices p120 à 122
|
|
Chapitre 2 : Maîtrise de la
reproduction
I : La fécondation
A
: Rencontre des gamètes
p112, 113 : La rencontre des gamètes
est conditionnée, au moins en partie, par la qualité du mucus cervical
sécrété par la muqueuse du col de l'utérus.
Seulement le jour de l'ovulation, des spermatozoïdes pénètrent
dans l'utérus: seuls 1% passent. Puis les spermatozoïdes remontent
le long d'une des 2 trompes, attirés vers l'ovule par chimiotactisme.
La fécondation a lieu dans le tiers supérieur de la trompe correspondant
à l'ovaire qui a ovulé. Les ovaires ovulent chacun à
leur tour. Les gamètes ont une durée de vie d'environ 3
jours, la fécondation n'est donc possible que pendant les 3j suivant
l'ovulation.
B : Début de grossesse
p114, 115 : L'ovule fécondée devient une cellule-oeuf se
divise en 2 par mitose, puis en 4, en 8, en 16... Cet embryon descend
la trompe et vient se fixer dans l'endomètre. Dés cette
nidation, le tout jeune embryon sécrète de l'hormone HCG qui maintient
l'activité du corps jaune et, par conséquent, la sécrétion de progestérone
indispensable.
Les tests de grossesse consistent à détecter les résidus de cette
hormone dans les urines.
II : Régulation des naissances
A : Contraception
p124, 125 : La plus connue est la pilule, comprimé à
avaler tous les jours. Outre la prise de cette contraception hormonale
par la femme, le couple peut utiliser d'autres moyens contraceptifs visant
à empêcher la rencontre des gamètes (préservatif, diaphragme).
p126, 127 : La contraception hormonale féminine s'appuie sur la
connaissance du déterminisme hormonal de la physiologie sexuelle (votre
premier chapitre!). La pilule est un comprimé contenant de strogène
et de la progestérone (ou une seule des 2 hormones) en des concentrations
variées. Le gynécologue choisit la bonne pilule qui va convenir
à sa patiente.
La contraception hormonale masculine est encore à l'état de recherche.
On ne peut donc parler d'application médicale.
B : Contragestion
p128, 129 : En cas d'échec de la contraception, il existe aussi
des moyens contragestifs hormonaux créant un avortement. La pilule
du lendemain peut empêcher l'embryon de se nidifier. En vente libre
en pharmacie, cette pilule contient des molécules qui imitent suffisamment
la progestérone pour se fixer à sa place sur les récepteurs
de ses cellules-cibles, les cellules du myomètre. Ainsi la progestérone
ne peut plus se fixer sur ses récepteurs occupés.
Des comprimés plus puissant de RU 486 peuvent être pris jusqu'à
la quatrième semaine de grossesse et créer un avortement
en stimulant le myomètre utérin qui subit des contractions
violentes.
Sinon, l'interruption volontaire de grossesse (IVG) réalisée
par un gynécologue reste un ultime recours, jusqu'à la douzième
semaine de grossesse.
III : Aide médicalisée à
la procréation
A :
Lutte contre l'infertilité
p130 à 133 : Les causes d'infertilité
d'un couple sont diverses et touchent aussi bien l'homme que la femme.
Les dosages hormonaux fournissent des renseignements sur l'activité des
gonades et du complexe hypothalamo-hypophysaire. Un apport d'hormones
par injection ou implant diffuseur peut compenser un déficit. Si
les trompes sont bouchées (suite fréquente de MST), ou si
le sperme est de mauvaise qualité (spermatozoïdes difformes
ou peu nombreux), différentes techniques médicales peuvent apporter une
solution (l'insémination artificielle, la FIVETE, l'ICSI). Le développement
de ces techniques nouvelles posent des questions éthiques: que faire des
embryons congelés? seuls les riches y ont droit?
B : Le
suivi de grossesse
p134, 135 : Pendant toute la
période de la grossesse, la femme et le fœtus sont médicalement surveillés
grâce à différents moyens d'investigation: analyses sanguines, échographies
et, si nécessaires, amniocentèse (prélèvement de liquide
amniotique) ou choriocentèse (prélèvement d'un bout de placenta)
qui permettent d'établir le caryotype de l'enfant à naître.
En cas de dépistage d'une anomalie grave du fœtus, diverses mesures peuvent
être mises en œuvre, qui peuvent aller jusqu'à proposer une IVG thérapeutique.
|
Vidéo: Fécondation
TD 1 : - Enquêtes sur les différents types de pilules
contraceptives, leur composition et leurs modes d'action ; enquêtes
sur les autres moyens contraceptifs.
TD 2 : Films vidéo sur la surveillance de la grossesse
TD 3 : Enquêtes et débats sur les problèmes éthiques.
exercices p142 à 144
|