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Chapitre 1 en SVT : Comportements alimentaires et satisfaction
des besoins
Rappel de Troisième: les aliments, broyés puis découpés
par les sucs digestifs, passent dans le sang à destination des
organes. Leurs cellules ont un besoin permanent de matière et d'énergie
apportées par une alimentation rationnelle.
Rappel de seconde : nous sommes hétérotrophes en nous nourrissant
de matière organique.
I: Choisissons nos aliments
A : Les groupes d'aliments
p68 : Les aliments comportent en petite quantité des matières
minérales (sels) que les végétaux ont absorbées par
leurs racines avec l'eau du sol, puis transmis aux herbivores.
p70: Les aliments sont essentiellement constitués de matières
organiques (glucides + lipides
+ protides). Les aliments composés
sont formés de plusieurs types de molécules, les aliments
simples sont composés d'un seul type de molécules. La composition
des aliments peut être déterminée par tests successifs
(voir TP1a) ou lue sur les étiquettes de vente.
L'eau est un apport essentiel, à raison de 2L/jour minimum, eau
des aliments comprise. Cet apport doit équilibrer les pertes par
émission d'urine, respiration, transpiration ou perte de sang.
B: L'appétence
p 69 : Les goûts expérimentés dans le ventre
de la mère ou dans le lait maternel prédisposent à
accepter les goûts correspondants. Le bébé a une préférence
pour le sucré mais est prêt à tout essayer s'il a
mémorisé des variations antérieurement. Les papilles
gustatives distinguent le sucré, salé, acide, amer. Ces
sensations sont affinées par les odeurs. La couleur et la texture
des aliments accentue les sensations olfactives et gustatives. Parfois
même l'ouïe participe à l'attrait d'un aliment (voir
TP 1b). L'appétence alimentaire s'appuie donc sur la mise en jeu
des 5 sens.
La prise alimentaire instinctive est adaptée aux besoins du corps.
L'appétence, liée au contexte
socio-économique, la modifie : elle peut ne plus coïncider avec les
besoins nutritionnels, créant des effets néfastes sur la santé.
II: Évaluons nos besoins
A: Besoins alimentaires
p71: La ration alimentaire doit correspondre aux besoins matériels
et énergétiques.
Cette ration est qualitativement équilibrée si elle apporte
de l'eau, des aliments bâtisseurs (protide dont les acides aminés
essentiels + ions minéraux), des aliments énergétiques
(glucides + lipides dont les 3 acides gras essentiels) et des aliments
fonctionnels (vitamines, fibres).
Cette ration est quantitativement équilibrée si elle respecte
les proportions 421 : 4 parts de glucides pour 2 parts de lipides (si
possible insaturés) et une part de protides.
B: Métabolisme et bilan énergétique
p72: Nos besoins énergétiques sont révélés
par la mesure du métabolisme ou bilan énergétique
qui varie selon la dépense énergétique influencée
par les paramètres : âge, sexe, intensité de l'activité, caractéristiques
morphologiques et physiologiques, maladie, grossesse... Le métabolisme
de base correspond aux dépenses du corps en absence des dépenses
citées ci-dessus. (voir TP1c)
Les nutriments énergétiques sont les glucides (1gr=17kJ)
ou les lipides (1gr=38kJ). A défaut les protides (1gr=17kJ) prennent le
relais en cas de jeûne prolongé.
III: Conséquences d'une ration déséquilibrée
A : Les carences
p73: Le déficit protéino-énergétique entraîne le Kwashiorkor, le
marasme (cachexie). L'hypoglycémie conduit au coma (voir TP 1d).
En PD, on trouve des subcarences, liées au mode de vie. Le manque de fer
rend anémique. Le manque d'iode crée le goitre. Le manque de magnésium
entraîne des crampes et la spasmophilie par hyperexcitabilité du système
nerveux. Le manque de calcium entraîne le rachitisme, les fractures faciles
par ostéoporose. Le manque de potassium entraîne la fatigue et un mauvais
transit intestinal.
Les maigres assimilent mal leurs nutriments ou produisent trop de chaleur.
Le refus de soi conduit à l'anorexie (+ aménorrhée).
B: Les excès
p74: L'excès de protides entraîne des accidents musculaires ou
tendineux, l'accumulation d'acide urique aboutit à la goutte.
Les excès de graisses animales ainsi que l'anxiété augmentent la fréquence
de maladies cardio-vasculaires comme l'athérome (dépôt lipidique sur les
parois), la thrombose ou obstruction vasculaire créant l'angine de poitrine
ou l'artérite, l'athérosclérose (parois durcies avec risque de rupture,
fatigue cardiaque) liée à l'hypercholestérolémie. Au contraire, les acides
gras poly-insaturés, qui limitent l'accumulation de cholestérol, sont
peu consommés.
L'excès de glucides à absorption rapide crée des caries, le diabète
avec glycosurie (sucre dans les urines), cet excès est stocké sous forme
de lipides dans les cellules adipeuses. L'obésité souhaitée par les pauvres,
est la hantise des nantis : la surcharge pondérale crée la lordose et
le refus de son sexe. Le boulimique mange pour ne plus penser (bouffi
= rentrer sa colère), le névrosé est agressé par la réalité.
L'excès de vitamine hydrosoluble est rare car elle n'est pas stockée (B1/
troubles nerveux, B6/troubles hépatiques, B9/troubles rénaux, C/insomnies,
brûlures d'estomac, diarrhées). Mais le vitamines liposolubles sont stockées
(A/douleurs osseuses, œdème méningé, carotène/peau orange, D/retard de
croissance, mauvaise calcification, troubles digestifs ou rénaux, K/jaunisse)
L'excès de sels minéraux est plus fréquent : Na crée rétention
d'eau, hypertension artérielle, cellulite ; K entraîne des crampes pouvant
concerner le cœur. A l'inverse, Ca est accumulé dans les os jusqu'à 20ans
puis la réserve diminue entraînant une décalcification en cas de forte
consommation (ostéoporose).
L'alcool crée l'hypoglycémie par stimulation de sécrétion d'insuline,
détruit vitamines et sels minéraux ; modifie le nombre de neurohormones,
est dégradé avec le neurone sur lequel il s'est lié.
La maladie est déclenchée par l'addition des facteurs de risque et de
la prédisposition génétique (hypophyse/hibernants, insuffisance rénale/goutte),
le tabagisme, l'alcool, le surmenage...
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TP1a : Étude de la composition chimique
de divers aliments.
Composition des 6_groupes d'aliments
(Compositions et qualités des eaux
minérales sont développées en physique-chimie.)
TP1b : Élaboration et mise en œuvre
d'un protocole de dégustation permettant d'évaluer les préférences alimentaires.
TP1c : logiciel Diet : valeur du
métabolisme individuel, couverture des besoins nutritionnels.
TP1d : Interprétation de documents
sur les effets de carences ou d'excès alimentaires.
Exposé
de Jeannine Louis-Sylvestre : "Entre qualité et quantité,
se nourrir pour mieux vivre"
exercices p78 et 79
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Chapitre 1 en Physique - chimie : Points de
vue de la chimie sur quelques aliments
I: Les eaux naturelles
p80: Les eaux de source.
Composition chimique d'une eau minérale ; diversité.
Dureté d'une eau (degré hydrotimétrique) et conséquences.
II: Des eaux naturelles à l'eau potable
Le cycle de l'eau dans la nature ; enjeux planétaires.
Critères physico-chimiques de potabilité.
p83: Opérations de traitement d'une eau naturelle : purification.
III: Les glucides
p96: Hydrolyse, réaction de polycondensation de l'amidon, macromolécules,
tests de l'amidon et du glucose.
Les principales étapes de la panification.
IV: Les oligo-éléments
p98: Présentation, ordre de grandeur des teneurs en minéraux, sources,
rôle, apports nécessaires ; différence entre "oligo-élément"
et "macroélément" .
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TP1a: Tests gustatifs des eaux,
leur dureté (comparaison solution savonneuse dans l'alcool), leur pH (dosage
d'ions), leur composition.
TP1b : Visite d'unité captation/purification.
Réalisation de décantation, filtration ; floculation, action du carbone
actif, distillation d'une eau salée, traitement par résine échangeuse
d'ions.
TP1c : - Mise en évidence d'oligo-éléments ,du fer
dans un aliment.(ou sur un complément alimentaire commercial).
-documents sur les autres éléments
TP1d : Mise en évidence de l'amidon et du glucose dans un aliment,
hydrolyse acide d'amidon (ou du saccharose), mise en évidence des produits.
- Polycondensation de l'amidon.
- Application à la compréhension de la fabrication du pain.
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Chapitre 2 en SVT. Production alimentaire et conséquences
sur l'environnement
I: Écosystèmes et agrosystèmes
A: Écosystème naturel
p110: Les végétaux chlorophylliens produisent leur
matière organique (créé par un être vivant)
à partir de matière minérale (roche, liquide, gaz,
non vivant). Ces producteurs primaires sont le point de départ
des chaînes alimentaires. Ces plantes sont mangées par les
animaux nommés consommateurs primaires (mais aussi producteurs
secondaires ou phytophages) eux mêmes mangés par les prédateurs
(consommateurs secondaires mais aussi producteurs tertiaires ou zoophages).
On peut mesurer la biomasse d'un écosystème
en matière fraîche ou, après déshydratation
de la matière organique récoltée, en matière
sèche. La circulation de matière et d'énergie dans
les chaînes alimentaires montre que la production de la matière
animale (production secondaire) nécessite une production végétale quantitativement
importante d'où la forme de pyramide pour illustrer les rapports
de biomasse entre chaque niveau trophique. Cet écosystème
est équilibré puisque chaque niveau est en interaction avec
les autres niveaux. (voir TP 2a, voir TPE "interdépendance
entre lynx et lièvre").
B: Agrosystème artificiel
p111: Un agrosystème est un écosystème déséquilibré, créé
pour les besoins humains, dont l'exploitation intensive (avec engrais)
nécessite un entretien. L'augmentation de la productivité végétale
se fait par l'apport d'engrais chimique (nitrates, phosphates, sels d'ammonium
ou de potassium).
Le déséquilibre vient du fait que la récolte empêche
le recyclage des plantes mortes dans le sol. La génération
suivante est alors dépendante des engrais.
La productivité secondaire a un faible rendement puisqu'il y a
beaucoup de végétaux consommés pour produire peu
d'herbivores : par exemple, un kilo de vache se crée à partir
de 10kg d'herbe. La différence vient des molécules dépensées
pour le fonctionnement du métabolisme. (voir TP 2b)
II: L'agrosystème modifie l'environnement
A: Entretien d'un agrosystème
p112: La lutte par différents moyens contre les parasites (champignons
microscopiques, bactéries, virus), les ravageurs (chenilles, larves,
rongeurs) et les plantes adventices (mauvaises herbes à croissance
rapide) ainsi que l'apport d'engrais permettent une productivité végétale
importante. (voir TP 2b)
L'uniformisation génétique des végétaux ou
du bétail est réalisée par choix de l'individu le
plus rentable. Aussi chaque champ porte-t-il un clone de l'individu sélectionné
le plus performant !
La lutte intégrée et l'agriculture raisonnée limitent
les problèmes : élever les prédateurs des ravageurs
(coccinelle / puceron), piéger les reproducteurs (pièges
à phéromones, lâché de mâles stériles...)
ou cultiver des OGM limite l'emploi de pesticides.
B: Conséquences sur l'environnement
p113, 114: Les conséquences directes sur l'environnement
sont par exemple la concentration des pesticides le long des chaînes
alimentaires, des engrais excédentaires qui induisent des "déséquilibres
biologiques" (pollution des nappes phréatiques par les nitrates
et phosphates, eutrophisation des étangs) qui peuvent nuire à la
santé et l'hygiène alimentaire humaine et animale
L'uniformisation génétique des espèces élevées
crée des sensibilités aux épidémies qui peuvent
toucher l'homme (grippe aviaire, fièvre aphteuse, vache folle par
alimentalion en farines animales insuffisamment chauffées transmettant
l'ESB ou Encéphalopathie Spongiforme Bovine...)
La restauration d'un milieu est très longue, voir impossible si
le sol disparaît par érosion.
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TP2a : - Construction d'une pyramide
des biomasses
-réseau trophique.
TP2b : - Étude comparée des besoins
nutritifs des plantes et des apports d'engrais. animations :
besoins nutritifs, rendement 1 et 2
- Exemple des cultures hors sol.
- Étude d'un exemple de pollution (engrais nitratés, pesticides, herbicides,
fongicides...).
(Le problème du stockage et de la
conservation des produits alimentaires est développé en
physique-chimie. )
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