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I. A la recherche
de l'ancêtre commun |
TP1: Recherchons les relations de parenté entre les
vertébrés exercices p230 |
| II.
Émergence du genre Homo A. La lignée humaine p218 (activités 8 à 10) : Après comparaison de squelettes d'australopithèques, d'homme et de chimpanzé, on voit nettement le lien entre forme des os et bipédie (déplacement du trou occipital, réduction du bourrelet occipital, colonne en double S, élargissement et raccourcissement du bassin, formation d'une voûte plantaire, longueur des membres, angle du fémur...) montrant le passage progressif de la quadrupédie à la bipédie. A la différence du chimpanzé, l'homme a une posture verticale et une bipédie permanente. Les critères d’appartenance à la lignée humaine sont liés à la station bipède, au développement du volume crânien et à sa morphologie modifiée par la régression de la face (schéma de profils crâniens), aux traces fossiles d’utilisation d'outils, d'activités culturelles et de vie sociale. H.sapiens a un bassin élargi et court tandis qu'il est long et étroit chez les autres hominoïdes, il a aussi un prémaxillaire redressé verticalement et une arcade dentaire parabolique. Tout fossile présentant au moins un de ces caractères dérivés appartient à la lignée humaine. B. Evolution du genre homo p220 (activités 11 à 15) : Les découvertes successives de traces d'activité et de restes fossiles fait remonter de plus en plus dans le temps l'apparition du genre Homo . Chaque nouveau fossile bipède trouvé crée un repère chronologique repoussant dans le temps l'apparition de l'ancêtre commun à l'Homme et au chimpanzé (environ 10Ma), du genre Homo (environ 2,5Ma) et de l'espèce Homo sapiens (environ 0,15Ma). La relativité de ce repérage tient à la rareté des morceaux de fossiles trouvés, à l'imprécision de leur datation. L'histoire évolutive est complexe, elle ne se résume pas à une chaîne linéaire où les formes fossiles se transformeraient les unes en les autres. Cela invite à réfléchir sur ce caractère buissonnant de la lignée humaine et sur sa réduction à une seule espèce aujourd'hui. L'analyse génétique des populations humaines révèle leur grande ressemblance qui suggère qu'elles dérivent toutes d'une seule population d'Homo sapiens. Les données fossiles indiquent que celle-ci a pour origine géographique l'Afrique, peut-être le Proche-Orient. |
TP2: Comparons crânes et outils d'homininés exercices p231 |
| III.
Les mécanismes de l'évolution A. Les génomes des espèces sont des archives p223 (activité 16) : L'étude des génomes montre les événements génétiques moléculaires de l'évolution. Ces duplications, transposition et mutations ont créé des innovations, les ont diversifiées et complexifiées, formant ainsi des familles multigéniques, des gènes chimères... Ces innovations génétiques sont aléatoires: leur nature ne dépend pas des caractéristiques du milieu qui peut cependant influencer leur fréquence. L'évolution des génomes résulte d'un bricolage moléculaire qui a conduit à faire du neuf avec du vieux. Ainsi, l'acquisition de la bipédie dans la lignée humaine ne fait pas intervenir une explication finaliste. B. La bipédie créée par innovations génétiques p224 (activités 17 à 20) : Chez l'homme la croissance est plus longue que chez le chimpanzé, le crâne grandit plus et le cerveau a plus de temps pour acquérir des capacités, au contraire la croissance du bassin est plus rapide! Des mutations ont dû affecter les gènes du développement ou gènes homéothiques. Dans un second temps, les conditions de l'environnement ont trié les mutations par sélection naturelle des nouveautés phénotypiques. Celles qui avantagent leur porteur lui donnent le temps d'avoir une descendance qui transmettra ces avantages. Par exemple, la formation du rift africain ayant transformé la forêt en savane, les bipèdes ont été avantagés. L'évolution de la lignée humaine comme celle des autres lignées est bien dépendante de changements dans l'environnement, elle en est contingente. |
TP3: Mise en évidence du polymorphisme des gènes - Enigme de la phalène du bouleau - Critique d'un texte de Lamarck p231 |