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I : Le cortex sensoriel
A : Liens entre récepteurs
et aires corticales sensorielles
p424 : A chaque fonction sensorielle correspond
une aire de projection corticale spécifique. En cas d'activation
d'une aire, un afflux de sang nourricier crée une augmentation
de chaleur locale visible par imagerie cérébrale.
p425, 426 : Les organes des sens enregistrent les modifications
du milieu extérieur. Chaque modification est un stimulus qui excite
spécifiquement les capteurs sensoriels périphériques
correspondants. D'autres capteurs, les propriocepteurs, enregistrent
les modifications de l'intérieur du corps (somesthésie).
Ces capteurs sont soit regroupés comme dans la rétine
de il, soit dispersés comme dans la peau. Chaque récepteur
sensitif est lié par synapse à une fibre sensitive de neurone
dont le corps cellulaire est dans le cortex
cérébral (il peut y avoir quelques neurones intermédiaires
comme dans le cas de la voie visuelle dans la rétine puis dans
les noyaux gris).
p 427 : Dans le cortex somato-sensoriel,
chaque territoire de l’organisme est représenté
par une aire spécifique. L’imagerie cérébrale nous
montre que la surface de ces aires est déformée par rapport
à la surface des territoires corporels correspondants, formant
un "homonculus".
B : Des gènes contrôlent la mise en place et la connexion
des neurones
p428, 429 : Dans l'embryon, des gènes
architectes (= homéothiques) gèrent la différenciation
cellulaire en fonction de leur place dans le plan d'organisation.
Très tôt apparaît le tube neural qui évolue
en moelle épinière se renflant à l'avant en cerveau.
Cette étape peut être perturbée par l'alimentation
maternelle. Un gène appelé doublecortine contrôle l'organisation
des neurones en 6 couches rangés parallèlement,
de la plus vieille en profondeur à la plus jeune en surface. Une
anomalie génétique créant un nombre moins élevé de
couches entraîne la diminution des connections possibles entre les neurones
corticaux (ex : insensibilité congénitale à la douleur).
p425 : Des synapses relient ces neurones, formant des colonnes
de dominance. Tous les neurones d’une colonne constituent une unité
d’organisation, répondant à la stimulation d’un même
récepteur sensoriel. Chez les souris, des espèces mutantes
ont plus de vibrisses. Elles ont également un plus grand nombre
de tonneaux dont la cartographie suit toujours celle des vibrisses.
p430, 431 : Ces neurones en croissance ont leur membrane cytoplasmique
qui forme des prolongements (dendrites ou axones) terminés par
un cône de croissance qui s'allonge guidé par chimiotactisme,
jusqu'à former une synapse avec la cellule-cible émettant
les facteurs de croissance attractifs. Ainsi les neurones corticaux
sont interconnectés en colonnes, à leur tour connectées
avec les cellules sensorielles ou musculaires selon les aires. Les neurones
non connectés dégénèrent, c'est la mort
neuronale, d’où l’importance d’un environnement varié
et d’un apprentissage précoce. Le nombre de synapses d'un neurone
continue à augmenter, proportionnellement aux stimulations reçues.
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Vidéo "relations environnement et
activité nerveuse"
photos du
tissu nerveux
TP 7a Découvrons le fonctionnement
cérébral
site Le cerveau
à tous les niveaux
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II : La neuro-plasticité
A : En cours de croissance
p438 : Cette propriété du système
nerveux central n’est pas spécifique du cortex. Le développement
des neurones est sous le contrôle de gènes, mais peut être
modulé par l'environnement donc par l'expérience individuelle.
Historiquement, la plasticité a été mise en évidence
chez l’embryon. Dés la naissance, les
organes des sens stimulés permettent la mise en place des colonnes
de dominance. Par exemple, si un il ne voit pas, les colonnes liés
à l'autre il s'élargissent, les neurones qui auraient
du se lier à l'autre il étant récupérés.
Lors de cette période critique où la maturation du
cortex est particulièrement sensible à l'activité neuronale,
les neurones non utilisés dégénèrent. L’environnement
influence l’établissement de certains aspects du phénotype
comportemental.
B : Chez l'adulte
p440 : La plasticité corticale est moindre chez l'adulte,
elle a été révélée par imagerie cérébrale
lors d'activités demandant un apprentissage
spécifique (violoniste jouant), la surface des aires corticales concernées,
somesthésiques et motrices, augmente proportionnellement aux stimulations,
d'autant plus que l'entraînement a débuté jeune. Si
une aire déterminée génétiquement n'est pas
utilisée, elle sera réaffectée pour la fonction
remplaçante (sourd lisant sur les lèvres, aveugle lisant le
braille...).
p442 : Cette plasticité du cerveau adulte a été
étudiée avec des protocoles d'entraînement (prismotron)
ou lors de récupération fonctionnelle après lésion
cérébrale. On observe une réorganisation plus
ou moins rapide des circuits neuronaux.
p444 : La plasticité fonctionnelle, rapide et
réversible, est due à un renforcement de l'activité
synaptique sur les circuits surstimulés, avec augmentation du nombre
de neurotransmetteurs (qq secondes) et de récepteurs post-synaptiques
(qq minutes).
A plus long terme, la plasticité structurale renforce
le mécanisme fonctionnel par un remodelage des connexions synaptiques
donc une modification durable des réseaux neuronaux.
Des cellules souches à l'état embryonnaire peuvent parfois
aider à la régénérescence en cas de lésion
cérébrale importante. |
TP 7b Mise en évidence de
la plasticité
- labyrinthe digital
- étude expérimentale des colonnes de
dominance
vidéo "La digestion"
(partie effet du stress)
Plus on se sert de son cerveau,
mieux il se porte
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