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I : La subduction :
A
: Les marqueurs de cette marge active :
1) marqueurs morphologiques (topographiques) : p145
à 147 : Le relief positif correspond à une chaîne
volcanique qui perce la plaque chevauchante
: la cordillère sur une croûte continentale, l'arc
insulaire sur une croûte océanique.
Le relief négatif présent pour toute zone de subduction
est la fosse océanique parallèle
à la chaîne volcanique. De l'autre côté de l'arc
insulaire par rapport à la fosse, peut se développer un
bassin d'arrière-arc sur une plaque
chevauchante océanique.
2) marqueurs géologiques : p148 à
151: Des déformations importantes de la lithosphère
témoignent d'un épaississement de la croûte et du
raccourcissement de sa surface. Deux plaques en convergence se reconnaissent
aux 2 structures tectoniques typiques : les failles
inverses marquant les 2 croûtes face à face et le prisme
d'accrétion formé de plis
eux aussi faillés en écailles
en éventail, construites par la croûte chevauchante rabotant
les sédiments marins de la croûte subduite (voir profil sismique).
Ces prismes sont localisés à la frontière entre plaque
subduite et plaque chevauchante, remplissant peu à peu la fosse
de subduction.
Le magmatisme associé se traduit par la présence de plutonisme
volcanisme correspond à une lave visqueuse car riche en SiO2,
caractéristique de zone de subduction. Les gaz étant plus
difficile à expulser, ce volcanisme est explosif, il laisse des
roches volcaniques acides : andésite
(étudiée dans les Andes) ou rhyolite.
3) marqueurs géophysiques : Ces manifestations
tectoniques ont une distribution géométrique : les séismes
matérialisent la plongée de la plaque subduite à
l’intérieur du manteau plus chaud et ductile. La surface de cette
plaque solide immiscée dans l'asthénosphère jusqu'à
plusieurs centaines de km, s'appelle plan de
Wadati-Bénioff. Son angle par rapport à l'horizontal
varie selon le type et l'âge de la plaque subduite, ainsi que la vitesse
de convergence. Il est proche de 90° en cas de croûte chevauchante
océanique, plusprêt de 45° en cas de croûte chevauchante
continentale.
p153 doc3 : Les isothermes
indiquent la présence d’anomalies géothermiques.
Un flux faible au dessus de la fosse s'explique par la plongée
de la croûte subduite. Celle-ci reste froide parce que la vitesse
à laquelle elle s’enfonce est trop importante pour qu’elle puisse
atteindre l’équilibre thermique avec son environnement.
En revanche, le flux élevé à la base de la croûte
de la plaque chevauchante reflète l’ascension et l’accumulation
de magma en lave andésitique.
Les mesures du champ de gravité terrestre montrent des anomalies gravimétriques
qui indiquent que la distribution des masses rocheuses n'est pas uniforme
en profondeur.
B : Moteur de la subduction :
p144 La convergence lithosphérique
est caractérisée par le rapprochement de repères fixés aux plaques, par
une destruction de surface lithosphérique, par la formation de reliefs.
Les effets paraissent stables à l’échelle humaine, mais ce sont des phénomènes
qui ont pris du temps.
La subduction
est l'enfoncement de lithosphère océanique
dans l'asthénosphère , sous une plaque continentale (sédiments,
granite et granitoïde
d=2,7) ou sous une autre plaque océanique plus récente (sédiments,
basaltes et gabbros
d=3,3).
Une grande partie des zones de subduction actuelles sont réparties autour
de l'océan Pacifique, appelé la "ceinture de feu", elle implique
les plaques Pacifique, Nasca, Coco et Juan de Fuca. On compte également
la subduction de la plaque de Nazca sous la cordillère des Andes
et celle de Mer de Chine Méridionale sous les Philippines.
p152
: La différence de
densité entre lithosphère océanique
et asthénosphère est un des moteurs essentiels de la subduction.
La densité de la lithosphère océanique peut être
calculée à partir des densités moyennes de la croûte
océanique et du manteau lithosphérique. La lithosphère
océanique qui s’éloigne de la dorsale est d'autant plus
épaisse et hydratée qu'elle est âgée : vers
100Ma, sa densité dépasse la densité de l’asthénosphère.
C : Conséquences de cette
subduction :
1. Métamorphisme
:
p168, 167 : En surface, la croûte océanique
qui s'écarte l'axe de la dorsale s'hydrate et se métamorphise à
faible température et pression, c'est le faciès à
schistes verts : plagioclase + H2O
=> actinote + chlorite
Le long du plan de Wadati-Bénioff, les roches de la croûte
subduite se déshydratent. Des minéraux caractéristiques
du métamorphisme de haute pression, basse température apparaissent
: glaucophane et jadéite
dans le faciès à schistes bleus,
puis après accentuation de la déshydratation à plus
grande profondeur, grenat et jadéite
dans le faciès éclogites.
2. Magmatisme :
p169, 166 : L'eau échappée de la plaque en subduction
remonte hydrater le manteau de la plaque chevauchante au-dessus du plan
de Bénioff, abaissant le point de changement d'état des
péridotites, ce qui provoque
leur fusion partielle .
p164, 165 : Ce magma moins dense remonte alors le long des failles,
donnant un volcanisme explosif. Ce magma peut aussi se refroidir lentement
profondeur donnant des granitoïdes.
La genèse de ces roches continentales est donc liée à
la subduction, c'est pourquoi les volcans sont disposés et alignés parallèlement
à cette marge active.
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TP 4a : Analyse de cartes, coupes, photos,
données sismiques à
caractéristiques des marges actives + construction de plan de Bénioff
Ex4à modélisation
Ex3 p158, 5 p160
TP 4b : Etude de roches (texture, composition)
volcaniques (andésite, rhyolite) et plutoniques (granodiorite).
TP 4c : Observation de schistes bleus, éclogites
remontées en surface (volcanisme, tectonique)
+ utilisation de grilles pétrogénétiques
créées par études expérimentales pour retrouver
les conditions d’apparition de ces minéraux donc leur localisation
à ex6 p160
ex5 p176
Le raz de marée
de Noël 2004 en indonésie a été provoqué
par la subduction de la plaque océanique indienne
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II : Collision
continentale et obduction:
A : Définitions :
La collision résulte de la convergence de
deux lithosphères continentales. Elle fait suite en général à une subduction
et conduit à la formation d’une chaîne de montagnes.
L'obduction est la conséquence de cette collision : de la croûte
océanique de marge passive est hissée au sommet de la montagne.
B : Les marqueurs de collision
:
p178, 179 : Les marqueurs topographiques : le
très fort relief d'une chaîne de montagnes marque la zone
de collision entre 2 croûtes continentales. Les profils sismiques
indiquent la présence d'une racine crustale
qui est présente jusqu'à plus de 50km de profondeur. Au fur et
à mesure, l'érosion et la poussée d'Archimède gommeront les extrêmes
positifs et négatifs.
p188 : marqueurs géologiques : Les structures tectoniques
caractéristiques d'un raccourcissement sont toutes présentes
: plis, failles
inverses, nappes de charriage, diapir,
flyschs.
C : La fermeture d'un ancien océan :
p180 à 183 :
Les témoins de l'existence d'un océan disparu sont les ophiolites
formées de sédiments marins, basaltes et gabbros plus ou
moins métamorphisés (métabasalte
filonien, métagabbro, méta péridotite, calcschiste).
Ces roches étaient voisines de blocs basculés, séries
sédimentaires de talus continental.L'ensemble constituait la marge
passive (paléomarge). Le phénomène issant
les ophiolites en montagne s'appelle obduction.
p184 : Les témoins de la subduction ante collision sont
des schistes bleus et éclogites en altitude.
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TP4d : le Chenaillet :
échantillons, poly, travail de groupe à
modélisation à schéma
bilan p192
ex 8 à 10 p203, 204
Ex6 et 7 p202
sites :
géologie alpine
schéma
bilan
Ophiolites
d'Oman
QCM de 1S
et QCM de TS
pour s'entrainer
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