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I : Du sexe génétique
au sexe phénotypique chez les mammifères
A : Evolution de la reproduction
p228 : Les bactéries
procaryotes se reproduisent par mitose,
chaque colonie est un clone de la première cellule. Cependant les
bactéries échangent des gènes
par conjugaison. La reproduction sexuée
apparaît dès les eucaryotes unicellulaires.
Les individus diploïdes créent
des gamètes haploïdes
par méiose, puis ces gamètes
reconstituent par fécondation les individus
de la génération suivante.
p230 : Dans le groupe des vertébrés,
chez les mammifères placentaires, la
reproduction sexuée se complète par l'acquisition de la
viviparité : nidation de l'embryon dans l'utérus et naissance
du petit vivant. Dés la fécondation, le sexe génétique
d'un individu est déterminé par la présence ou l'absence
du chromosome sexuel Y (exemples
d'anomalies chromosomiques).
B : Les 4 étapes
de développement des appareils sexuels chez les mammifères
p234 : Première étape
: stade indifférencié, (phénotypiquement indifférencié
bien que génétiquement déterminé) jusqu'à
la sixième semaine : mise en place identique pour les 2 sexes d'une
crête génitale contenant les cellules germinales, bordée
par les canaux de Müller et de Wolff
, canaux se raccordant la cinquième semaine au sinus uro-génital.
Ce sinus est muni d'une protubérance : le tubercule génital.
p236 : Deuxième étape : acquisition du sexe
gonadique, septième semaine:
- chez le mâle, le gène
SRY porté par la partie
propre au chromosomeY, est activé et donne naissance à la
protéine SRY. La présence du gène SRY fonctionnel
est nommée facteur TDF, signal de développement
des gonades en testicules
: les cellules de la crête deviennent cellules
de Sertoli, cellules intersticielles de Leydig.
- chez la femelle : en absence du facteur TDF, les gonades deviennent
des ovaires : les cellules de
la crête deviennent cellules folliculaires.
p238 : Troisième étape : acquisition du sexe phénotypique
: semaine 8 à 32 :
- L'appareil génital mâle se différencie
sous contrôle hormonal. L'hormone
testostérone, sécrétée par les cellules interstitielles,
stimule la différenciation des canaux de Wolff en spermiducte (épididymes
+ canaux déférents + vésicules séminales),
du sinus urogénital en prostate et scrotum, du tubercule en pénis.
L’hormone antimullérienne (=AMH), sécrétée
par les cellules de Sertoli agit surtout la huitième semaine, elle
provoque la régression des canaux de Müller.
- L'appareil génital femelle se différencie
en absence de SRY, le gène DAX1 inhibe les gènes masculinisants.
Les canaux de Wolff régressent ; ceux de Müller persistent,
futurs oviductes et utérus. Le sinus donnera le vagin et le tubercule
le clitoris.
p240 : Quatrième étape : la puberté : la maturation
des organes sexuels et des caractères sexuels secondaires est sous
contrôle des hormones sexuelles dont la concentration très
faible chez l'enfant augmente considérablement (testostérone
chez le mâle, œstrogènes
chez la femelle).
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Test informatique : révision de 1°s "génotype
et phénotype "
CD-Rom :
le corps humain
TP 6b : dissection appareil génital
de souris p232, 233
Ex 3 p246,
Ex4 à 7 p247 à 250
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II : Régulation physiologique de l'axe gonadotrope
A : Chez l'homme :
p252 à 257 :Cette
régulation est plus complexe que la glycémie
vue en 1ièreS car elle concerne l'axe gonadotrope regroupant
les trois niveaux d'organes nécessaires à la fonction de
reproduction : appareil génital (gonades + voies génitales),
hypophyse, hypothalamus.
Les testicules produisent des spermatozoïdes
dans les tubes séminifères (glandes exocrines de 40cm/300mm) et de la
testostérone dans les îlots interstitiels (glandes endocrines =
cellules de Leydig) de manière continue de la puberté jusqu’à
la fin de la vie. La testostérone est dérivée du cholestérol, molécule
stéroïde, elle est soluble dans les lipides et traverse sans problème
les membranes plasmiques pour se fixer sur un récepteur intranucléaire.
L'hypophyse, organe neuroglandulaire
(de 1gr chez nous) produit en permanence 2 gonadostimulines : FSH (hormone
folliculo stimulante) qui stimule les cellules de Sertoli donc indirectement
la spermatogenèse, et LH (homone lutéinisante) qui stimule les
cellules de Leydig.
L'hypothalamus contient plusieurs groupes
de neurones dont le noyau arqué qui sécrète de façon pulsatile (1 pic/90min)
automatique du GnRH, neuro-hormone hypothalamique, stimulant l'hypophyse.
La GnRH (protéine de 10aa) est sécrétée sous l'influence de stimulus d'origine
interne ou externe.
La testostéronémie (concentration plasmatique de
testostérone) est en équilibre dynamique, résultat de la rétroaction négative
de la testostérone sur le centre hypothalamo-hypophysaire). Cette testostérone
se fixe sur les récepteurs endonucléaires complémentaires de forme, créés
par les cellules-cibles sous la stimulation de FSH.
L'originalité de cette régulation est la neuro-hormone
sécrétée par l’hypothalamus, gonado-libérine
(GnRH) concrétisant l'influence du milieu extérieur ou intérieur
par l'intermédiaire du système nerveux sur le système
hormonal (mise en jeu d’un servo-mécanisme).
B : Chez la femme
p258 à 263 : L'ovaire est aussi exocrine
(ovule) et endocrine (hormones). Il est sous le contrôle cyclique de LH,
FSH et GnRH, de la puberté (13ans) à la ménopause (50ans). La coordination
entre les cycles des organes cibles de l'œstrogène réunit les conditions
optimales d'une fécondation et d'une nidation.
Cycle utérin : L'utérus montre une phase de croissance de la muqueuse
(5à14j), puis une phase de sécrétion par les glandes utérines préparant
l'implantation d'un éventuel embryon (14à21j). De plus, le col
de l'utérus est fermé 27jours sur 28 par du mucus cervical
collant, mais le jour de l'ovulation, ce mucus se fluidifie, ce qui permet
le passage des spermatozoïdes. S'il n'y a pas gestation, les menstruations
éliminent la muqueuse utérine.
Cycle ovarien : (étapes
du cycle) l'évolution cyclique des follicules ovariens entraîne la
sécrétion des œstrogènes par la granulosa et la thèque (en phase folliculaire)
puis d'œstrogène et progestérone par le corps jaune (en phase progestative
= lutéale), dont les cellules lutéales dérivent de la granulosa et thèque
interne. Le cycle existe grâce à l'alternance de rétrocontrôle
négatif à faible concentration en début de cycle puis brièvement positif
à forte concentration en fin de phase folliculaire. Ce pic d'oestrogène
déclenche le pic de LH qui provoque l'ovulation.
Puis la diminution d'hormones ovariennes en fin de phase lutéale
entraîne l'activation du complexe hypothalamo-hypophysaire et la reprise
du cycle.
C : Caractéristiques d’un
système de régulation :
Les capteurs cellulaires détectent les variations de
concentration hormonale dans le sang. Une hormone est un médiateur
chimique spécialisé qui est sécrété
par des cellules glandulaires endocrines. Les hormones sont efficaces
à de très faibles concentrations sanguines, et agissent
sur les organes cibles possédant des récepteurs spécifiques
(protéine en complémentarité de forme).
Le paramètre réglé est la concentration plasmatique
du messager. La fonction réglée est la fonction de
reproduction. Le système réglant comprend les capteurs,
le centre intégrateur, les effecteurs.
Cette régulation maintient l’homéostasie
du milieu intérieur ou l’adapte aux besoins physiologiques.Le système
hormonal agit en interaction avec le système nerveux pour assurer
la coopération entre organes : l’activité reproductrice
des mammifères est synchronisée avec les saisons.
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TP 6c : logiciel "cycles sexuels"
bilan de régulation
hormonale mâle
testicules
cryptorchides
TP6d : observation microscopique de
coupe de testicule, ovaire, utérus
site :
étapes de folliculogenèse
Ex3, 4 p271
Ex 5 p272
Ex7 p273
bilan
de régulation du cycle féminin
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III : Causes et conséquences de la rencontre des gamètes
A : Début de grossesse :
p264, 213 : La rencontre des gamètes est conditionnée
au moins en partie par la qualité de la glaire cervicale, ce filet protéique
devient filant au 14ième jour. La fécondation a lieu dans le 1ier tiers
d'une des 2 trompes, dans l'ampoule, et n'est possible que dans les 3jours
après l'ovulation. La première mitose indique la viabilité du zygote.
3 mitoses plus tard, l'œuf est devenu morula (16cellules) et sort de la
trompe. Une cavité se creuse (blastocèle), le bouton embryonnaire se distingue
des cellules périphériques (trophoblaste) futures annexes. La zone pellucide
se déchire, l'embryon s'implante dans la muqueuse utérine. La gestation
commence, cycles utérins et ovariens seront bloqués pendant 9 mois. La
sécrétion de l'hormone HCG (Hormone Gonadotrophique Chorionique) par le
trophoblaste maintient l'activité du corps jaune et, par conséquent, la
sécrétion de progestérone indispensable au maintien de la muqueuse utérine
au début de la grossesse. La détection d'HCG dans le plasma et de son
dérivé dans les urines signale le début de la grossesse (Test). La concentration
sanguine augmente progressivement jusqu'à l'accouchement (progestérone
de 0 à120ng/mL et œstrogène de 200 à 4000pg/mL).
B : Aspect comportemental
p276 : La plupart des mammifères ont une ovulation spontanée,
leurs cycles s'enchaînent (chez les primates, quelques ruminants, rongeurs)
ou sont saisonniers (au printemps, à l'automne). L'acceptation du mâle
par la femelle est déterminée par le pic de sécrétion d'œstrogène précédant
l'ovulation, lié à une sécrétion externe de phéromones. Chez le mâle,
le comportement de rut est dépendant de la sécrétion de testostérone et
des stimuli émis par la femelle. La parade nuptiale dépend des saisons
et se fait entre individus de même espèce qui se sont reconnus en fonction
de critères morphologiques et comportementaux, ce qui contribue au succès
reproductif de l'espèce. Les chattes, lapines, visons ont en permanence
des follicules matures en attente, l'ovulation est déclenchée par le rapport
sexuel d'où l'avantage sélectif de fertilité. Les rapports de couple sont
divers : monogame (renard), harem (lion), éphémère… Ces comportements
disparaissent avec la castration. L'hypothalamus possède des récepteurs
spécifiques de ces hormones, il gère parade et accouplement
Les hominidés se différencient des autres mammifères par une dissociation
entre sexualité et reproduction.
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Ex6 p272
Test de grossesse
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IV : Maîtrise de la procréation
A : Limitation hormonale des
fécondations
p278 à 281 :
La contraception hormonale féminine s'appuie sur l'ensemble des connaissances
acquises sur la régulation hormonale de la physiologie sexuelle pour adapter
la pilule aux caractéristiques physiologiques de chaque femme. La pilule
contient de l'œstradiol et progestérone en concentrations très variées.
La concentration sanguine en hormones mime une grossesse, il n'y a plus
d'ovulation. Les contre-indications sont l'hypertension, cancer, tabac…
Il existe 3 contragestions chimiques : RU 486 (analogue
structural de la progestérone, occupe son récepteur sans l'activer), IVG
(association RU486 et prostaglandines), pilule du lendemain (forte dose
d'œstrogène et/ou progestérone). Le procédé est inefficace si la nidation
a commencé. Le stérilet est un contragestif mécanique.
La contraception hormonale masculine est encore à
l'état de recherche. Le couple peut utiliser d'autres moyens contraceptifs
pour empêcher la rencontre des gamètes ou l'implantation de l'embryon.
B : Aide médicalisée
à la procréation
p282 : Selon la cause d'infertilité, différentes
techniques médicales peuvent apporter des solutions : insémination
artificielle, FIVETE (fécondation in vitro et transplantation embryonnaire),
ICSI (injection de noyau de spermatozoïde intracytoplasmique). Un
apport d'homones peut palier à un déséquilibre hormonal
qui est une cause de stérilité. Par exemple, une concentration
excessive d’hormone entraîne la diminution de ses récepteurs,
ainsi que des récepteurs d’hormones similaires : un excès
de progestérone inhibe la synthèse de récepteurs
à œstrogène !
p284 : Pendant toute la grossesse la femme et son fœtus sont médicalement
surveillés grâce à différents moyens d'investigation
(analyses sanguines, échographies et si des doutes apparaissent,
amniocentèse ou choriocentèse pour dépister une anomalie
grave du fœtus). Dans le cas de la détection d’une anomalie grave,
diverses mesures sont mises en œuvre qui peuvent aller jusqu'à
proposer une IVG thérapeutique.
C :
Problèmes éthiques
p285 : - L'embryon est-il un individu ? l'avortement est-il
un assassinat ? quel est le devenir des embryons congelés ? et le clonage
humain ?
-Le choix du sexe pourrait être possible, mais ce vieux rêve
de l’humanité est-il souhaitable ?
Dans les pays en voie de développement où les tâches
sont rudes, on opterait certainement pour des garçons. Et dans
les pays riches, les papas jaloux de leur place pourraient s’épargner
d’avoir un concurrent mâle à la maison. La méthode
traditionnelle (position, régime alimentaire), ont été
testés mais ont un faible taux de réussite. La méthode
scientifique soumet les spermatozoïdes (recueillis par masturbation)
à un champ électrique puis on les fait entrer en compétition
sur une colonne de gélose. Le but recherché est de les séparer
pour inséminer ceux qui correspondent au sexe désiré.
Naturel, non ? Plus récemment, on a fait féconder en éprouvette
les ovules et laissé se multiplier les cellules. On peut alors
déterminer le sexe en prélevant une des cellules de l'œuf
ainsi obtenu in vitro. Il ne reste plus qu'à déposer dans
l'utérus celui que l'on aura sélectionné. Ca fait
peur, non ?
-Le dopage est très dangereux. La masculinisation de la sportive
aboutit à la stérilité. La testostérone est
appréciée des sportifs car elle stimule le développement
des cellules musculaires. Mais une concentration excessive d’hormone entraîne
la diminution de ses récepteurs, ainsi que des récepteurs
d’hormones similaires. La progestérone entraîne une perte
des récepteurs d’œstrogènes du muscle utérin.
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TP 6e : recherche de la trisomie 21
Ex 3, 4 p291, 5 p294 Analyse de documents : procréations
médicalement assistées.
Ex6 p294
animation
: ICSI et FIVETE
Analyse de textes relatifs aux problèmes
éthiques liés aux progrès médicaux dans la
maîtrise de la reproduction humaine.
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